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Festival de la BD d’Angoulême : une nouvelle gouvernance est proposée pour « recréer un climat de confiance »... |
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Delphine Groux, lors du 44e Festival de la bande dessinée d’Angoulême, le 29 janvier 2017. © YOHAN BONNET/AFP
Les financeurs publics du Festival de la BD d’Angoulême proposent de confier la gouvernance de l’événement à une association réunissant toutes les parties prenantes. Delphine Groux, présidente contestée de l’association historique, ne siégerait plus dans cette structure.
Les financeurs publics ont proposé, ce lundi 17 novembre 2025, de confier la gouvernance du Festival de la BD d’Angoulême (FIBD) à une structure réunissant toutes les parties prenantes, au sein de laquelle ne siégerait plus Delphine Groux, présidente contestée de l’association historique.
« Afin de recréer un climat de confiance, nous proposons aux professionnels que l’Association ADBDA, qui réunit les pouvoirs publics, les professionnels et le festival, pilote la prochaine mise en concurrence qui désignera un successeur à l’actuel organisateur », la société 9eArt +, déclarent la préfecture et le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le département de la Charente, la ville et l’agglomération d’Angoulême dans un communiqué commun rapporté par l’AFP.
« Le siège de l’association historique du FIBD au sein de l’ADBDA, ne sera pas occupé, à sa demande, par Delphine Groux », ont précisé les financeurs publics. Celle-ci, fille d’un des fondateurs historiques du festival créé en 1974, n’était pas joignable dans l’immédiat.
Le Festival de la BD d’Angoulême en crise
Le festival est en crise depuis sa dernière édition, marquée par la remise en cause de 9eArt +, la société qui organise le festival depuis 2007, accusée notamment d’opacité financière et de « dérives » mercantiles. La décision, début novembre, de reconduire 9eArt + pour l’organisation future de l’événement, a suscité de vives critiques de la profession envers Delphine Groux.
« Je crois que l’association a compris qu’elle n’était plus en mesure de faire barrage », a déclaré ce lundi à l’AFP le maire d’Angoulême, Xavier Bonnefont, précisant que le retrait de Delphine Groux était « un impératif » aux yeux des financeurs mais qu’ils n’avaient « pas eu besoin de le demander ».
L’ADBDA, association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême, avait été créée en janvier 2017, après une médiation du ministère de la Culture pour lever une précédente menace de boycott des éditeurs qui réclamaient, déjà , une « refonte radicale » de l’événement. Elle regroupe collectivités, organisations professionnelles et festival.