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Festival d’Angoulême : après la mise à l’écart de la société organisatrice, son patron annonce se « mettre en retrait »... |
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Franck Bondoux, le directeur de 9eArt + à l’inauguration du festival de la bande dessinée d’Angoulême, le 29 janvier 2025. © ERIC POLLET / Archives Hans Lucas via AFP
Jeudi 13 novembre, le patron de 9eArt +, entreprise organisatrice du festival de la bande dessinée d’Angoulême, a annoncé se « mettre en retrait » jusqu’à la fin de son mandat en 2027. Sa société avait été écartée un peu plus tôt dans la journée après l’annonce d’un nouveau processus de sélection lié à des menaces de boycott.
Franck Bondoux, directeur décrié de 9eArt +, entreprise organisatrice du festival de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD), a indiqué jeudi 13 novembre 2025 se « mettre en retrait » jusqu’à la fin de son contrat en 2027, après l’annonce d’un nouveau processus de sélection écartant sa société pour la gestion future de l’événement, rappelle l’Agence France-Presse (AFP).
Face à la fronde d’auteurs et éditeurs de BD qui menaçaient de boycotter le festival 2026 en cas de reconduite de 9eArt +, l’association propriétaire du FIBD a rendu jeudi « caducs » les résultats de l’appel à concurrence dévoilés samedi, qui prévoyaient un « rapprochement » entre l’actuel délégataire et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). L’association « atteste » également, dans un communiqué, « que 9eArt + ne sera pas reconduit au-delà  » de son contrat en cours.
« J’espère qu’il y aura un apaisement »
« Elle a pris cette décision, je pense, en entendant les très nombreuses demandes qui ont été faites par l’ensemble des acteurs de l’univers de la bande dessinée, aussi par les collectivités et l’État », a déclaré Franck Bondoux à l’AFP. « J’espère qu’il y aura un apaisement suite à cette décision », prise selon lui au nom de « l’intérêt supérieur de l’événement », a-t-il ajouté.
Lundi, 22 lauréats du Grand prix, récompense suprême du festival, parmi lesquels Riad Sattouf, Lewis Trondheim, Posy Simmonds, Jacques Tardi, Art Spiegelmann ou la lauréate 2025 Anouk Ricard, avaient déclaré dans une tribune, publiée par le journal L’Humanité, qu’il était « grand temps de tourner la page 9e Art + ».
Une vingtaine d’éditeurs avaient aussi exprimé leur volonté de « voir Franck Bondoux partir », et « pour certains dès maintenant », lors d’une réunion avec les collectivités locales, financeurs publics de l’événement, selon le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont.
« Aller de l’avant sur l’édition 2026 »
« Il n’y a plus de questions sur mon retrait pour 2028 puisqu’il n’y a pas de continuité possible pour 9eArt + », a poursuivi Franck Bondoux. « Et je vais me mettre en retrait de l’interface avec la profession », qui sera désormais assurée par l’équipe opérationnelle de 9e Art +, a-t-il ajouté tout en précisant être « là jusqu’à la fin de (s) on mandat », qui « s’arrête à l’issue de l’édition 2027 ».
« Ce que j’espère, c’est que les gens qui ont formulé ces demandes, c’est-à -dire les éditeurs et les auteurs, puissent trouver satisfaction et considèrent que ce qui est important maintenant, c’est d’aller de l’avant sur l’édition 2026 », organisée du 29 janvier au 1er février, a-t-il conclu.