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Rumeur d’annulation démentie par l’organisation, boycott d’éditeurs... Le festival de BD d’Angoulême en plein flou... |
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Une exposition dans les rues d’Angoulême lors du festival en janvier 2025. © ROMAIN PERROCHEAU / AFP
De multiples appels aux boycotts ont été lancés concernant le festival de BD d’Angoulême. L’événement, prévu début 2026, ne pourra pas se tenir selon « Libération » et les grands éditeurs. Une information démentie par l’organisation du festival auprès de « Ouest-France ».
Le festival de BD d’Angoulême semble ne tenir qu’à un fil pour son édition 2026. L’événement n’aurait pas lieu en 2026, selon des informations de Libération
En milieu de matinée ce 19 novembre 2025, les grands éditeurs ont dit estimer que l’édition 2026 du festival d’Angoulême « ne pourra plus se tenir ». « Compte tenu de ce mouvement de grande ampleur qu’ils comprennent, les éditeurs estiment que l’édition 2026 ne pourra plus se tenir », a déclaré dans un communiqué le Syndicat national de l’édition (SNE), qui représente 24 poids lourds du secteur dont Casterman, Glénat, Delcourt ou Bayard.
Le festival dément l’annulation et poursuit les discussions
« Le festival dément cette annulation », assure pourtant le festival à Ouest-France. L’organisation de l’événement a publié un communiqué ce 19 novembre dans lequel « elle formule l’espérance que les discussions en cours pourront permettre de trouver une solution afin que se tienne l’édition 2026, dans l’intérêt même de l’écosystème de la bande dessinée et par respect pour un public de passionné·e·s de cette forme unique de lecture ».
« Pour l’heure, s’étant exprimée et ayant agi pour faciliter la mise en place de solutions afin de préserver l’intégrité et la pérennité de l’événement, l’organisation du Festival est en attente des évolutions qui peuvent intervenir et reste elle-même ouverte à toute forme d’échanges », affirme le communiqué.
« Horizon apocalyptique »
« L’horizon n’a jamais semblé aussi apocalyptique. Le festival a beau avoir le cuir dur, cette annulation de l’édition 2026 pourrait bien signifier sa disparition définitive », avait affirmé l’un des deux directeurs artistiques du FIBD (Festival international de la bande dessinée d’Angoulême), Fausto Fasulo, à Libération.
Depuis la dernière édition de l’événement fin janvier, la société 9e Art + qui l’organise depuis 2007 est critiquée de toutes parts pour son manque de transparence, de supposées dérives commerciales et le limogeage, en 2024, d’une salariée après qu’elle eut déposé plainte pour viol.
Alors que de nombreuses autrices et auteurs appelaient au boycott, les grands éditeurs ne s’y rendront pas, ont-ils annoncés il y a quelques jours. Contactée en début de matinée ce 19 novembre, la mairie d’Angoulême, affirmait ne pas être au courant d’une éventuelle annulation.
La 53e édition de ce célèbre festival est prévue du jeudi 29 janvier au dimanche 1er février 2026.