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Charente-Maritime : l’usine des madeleines Colibri bientôt fermée à Pons, les salariés dénoncent une délocalisation... |
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Les salariés de la Maison Colibri à Pons (Charente-Maritime) ont manifesté, mardi 18 novembre 2025, contre la fermeture de leur usine, prévue fin 2026. Photo d’illustration. © Pixabay / la-fontaine
Les salariés de la Maison Colibri, fabricant de madeleines à Pons (Charente-Maritime), multiplient les actions pour dénoncer la fermeture de leur usine, prévue fin 2026. Le groupe auquel elle appartient prévoit un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour 68 personnes. Ces dernières redoutent notamment un transfert de l’activité vers Derval en Loire-Atlantique.
À Pons (Charente-Maritime), les salariés de la Maison Colibri tentent de se faire entendre pour sauver leurs emplois, rapporte ICI La Rochelle . Mardi 18 novembre 2025, ils ont investi un rond-point stratégique pour alerter l’opinion publique contre la fermeture programmée de leur usine, prévue fin 2026.
Cette usine est inscrite dans le paysage local depuis 1896. Mais en octobre dernier, le groupe Roullier, via sa filiale Paticeo, a confirmé la suppression du site charentais et le lancement d’un plan de sauvegarde de l’emploi pour les 68 salariés, précise Le Parisien .
Un transfert vers une autre usine ?
Un choc pour les équipes déjà éprouvées par des années d’efforts pour maintenir l’activité. Auprès du journal francilien, certains mettent en avant le fait d’avoir déjà abandonné leur 13e mois pour soutenir l’entreprise. À l’origine, les madeleines Colibri étaient produites sur six lignes. Il n’en subsiste plus qu’une aujourd’hui.
De son côté, Paticeo justifie la fermeture prévue pour « fin 2026 » par une situation déficitaire chronique, malgré des investissements passés. Mais les salariés voient d’un mauvais œil les 20 millions d’euros du groupe injectés dans son usine de Derval, en Loire-Atlantique, qui fabrique elle aussi des madeleines, expliquent nos confrères. Ils craignent un transfert de leur outil de travail et de leur savoir-faire.
Paticeo dit comprendre l’inquiétude des salariés et affirme chercher un éventuel repreneur, mais eux n’y croient pas, estimant que le groupe est dans une pure logique de délocalisation de la production, sans volonté de voir un concurrent lui faire de l’ombre.