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Cette usine de madeleines emblématique de Charente-Maritime risque de fermer ses portes... |
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La biscuiterie Maison Colibri, qui fabrique depuis 1896 des madeleines à Pons (Charente-Maritime), pourrait fermer ses portes fin 2026. Photo d’illustration. © SweetMellowChill / Pixabay
La biscuiterie Colibri de Pons (Charente-Maritime), célèbre pour ses madeleines, pourrait fermer à la fin de l’année 2026, a annoncé son propriétaire Paticeo, vendredi 17 octobre. L’entreprise, le maire et la communauté de communes cherchent des solutions pour sauver la société – ou a minima la soixantaine d’emplois.
L’entreprise Paticeo, filiale du groupe breton Roullier, a annoncé vendredi 17 octobre 2025 la fermeture de la biscuiterie Maison Colibri, basée à  Pons (Charente-Maritime), d’ici la fin de l’année 2026. Pour éviter la fermeture de l’usine de madeleines locale et la perte de 68 emplois sur le territoire, le propriétaire et la collectivité cherchent activement un repreneur.
« C’est historique les biscuiteries à Pons, c’était la dernière, a confié Fabienne Dugas Raveneau, adjointe à la mairie de Pons, à France 3 Nouvelle Aquitaine . C’e st une grande tristesse. » Fondée en 1896, l’usine a en effet été l’une des trois biscuiteries-pâtisseries de la ville avant la Seconde Guerre mondiale, rappelle Sud Ouest .
Des solutions recherchées
Le site a été racheté en 2011 par Roullier. Depuis, entre la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la situation économique globale, l’entreprise a beaucoup souffert de l’inflation. La hausse des coûts de production (dont l’énergie) et du prix des matières premières a impacté son chiffre d’affaires.
La Maison Colibri se retrouve aujourd’hui dans une situation « fortement déficitaire sans perspective de redressement à moyen terme », d’après les mots de la direction repris par Ici La Rochelle . La production devrait être maintenue jusqu’à fin 2026. « C’est une décision que, de toute façon malheureusement, nous redoutions, mais pas aussi proche », a commenté le maire de Pons, Jacky Botton.
Avec Paticeo et la communauté de communes, l’édile cherche désormais des solutions. Cela pourrait passer par une reprise ou la reconversion du site. Mais la pérennité de la marque Maison Colibri ou des 68 emplois au sein de l’usine n’est pas assurée. Une réduction de la masse salariale risque d’arriver dans tous les cas. « Des offres de reclassements […] seront proposées », a cependant assuré Paticeo.