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Football. Les Girondins de Bordeaux devant le tribunal de commerce, des supporters manifestent... |
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Deux cents supporters des Girondins, club en pleine dégringolade sportive et financière, ont manifesté mardi devant le tribunal de commerce de Bordeaux pour réclamer le départ du président Gerard Lopez, avant l’examen d’une demande de placement en redressement judiciaire, a indiqué la préfecture. © Photo : Philippe Lopez / AFP
Deux cents supporters des Girondins de Bordeaux, club en pleine dégringolade sportive et financière, ont manifesté ce mardi 30 juillet devant le tribunal de commerce de Bordeaux pour réclamer le départ du président Gerard Lopez, avant l’examen d’une demande de placement en redressement judiciaire.
Deux cents supporters des Girondins, club en pleine dégringolade sportive et financière, ont manifesté mardi devant le tribunal de commerce de Bordeaux pour réclamer le départ du président Gerard Lopez, avant l’examen d’une demande de placement en redressement judiciaire, a indiqué la préfecture.
« Gérard, casse-toi », « Lopez, Lopez, démission » ont scandé ces supporters, rassemblés dans le calme et parfois en famille place de la Bourse avec maillots, écharpes, drapeaux et casquettes aux couleurs du club sextuple champion de France, qui est menacé de liquidation judiciaire dans le pire des scénarios.
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« Pousser Gérard Lopez vers la sortie »
« On est là pour sauver le club », a expliqué à l’AFP Loïk Mao, un étudiant de 21 ans. « Gérard Lopez veut absolument rester au club donc on est là pour montrer notre soutien aux salariés et on essaie de pousser Gerard Lopez vers la sortie ».
En difficultés financières chroniques, les Girondins, 12e de Ligue 2, ont été rétrogradés administrativement en National (3e div.) par le gendarme financier du football français.
Le propriétaire du club, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gerard Lopez, a refusé de remettre la main à la poche après avoir investi près de 60 millions d’euros aux côtés de ses associés de Jogo Bonito depuis 2021.
Jeudi, le club a renoncé à son statut professionnel, acquis en 1937, espérant alléger sa masse salariale avec le départ de ses joueurs sous contrat pro et repartir en National ou National 2 (4e div.).
Le tribunal de commerce peut néanmoins également prononcer la liquidation du club, qui avait déjà subi une telle mesure en 1991.
« On a l’impression que c’est le dernier jour des Girondins de Bordeaux, on est devant le tribunal de commerce, il va y avoir des choix à faire et quel que soit le choix, c’est une catastrophe, le club meurt », déplore Ghislaine Ceaux, 62 ans, supportrice depuis ses 14 ans.
Même si elle estime que « Gérard Lopez n’est pas le seul responsable », elle espère que le club pourra » repartir d’en bas avec des bases saines », « avec des gens qui ne sont pas cupides ».
Le groupe de supporters des Ultramarines a également jugé dimanche dans un communiqué que le futur des Girondins devait « s’écrire sans Gérard Lopez ».
« Le tribunal de commerce peut estimer qu’il n’est plus l’homme de la situation », veut croire Loïk Mao.