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Athlétisme - Décryptage. Est-il facile pour les athlètes de gérer leur sommeil ?... |
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Niort, le 5 juin. Jessica Lallemand est licenciée au CA Parthenay. © CO - Christophe BERNARD
Les sportifs sont soumis à de lourdes charges d’entraînement et à une exigence qui nécessite récupération et repos. Mais est-ce facile de respecter les signaux corporels ?
Les écueils au bon équilibre peuvent être nombreux durant des périodes particulières, par exemple quand il faut combiner lycée ou études et athlé.  C’est super important de dormir pour récupérer. Après, ce n’est pas toujours simple de garder un rythme régulierÂ
, reconnaît Sidney Misiedjan (Stade niortais). Jessica Lallemand, licenciée au CA Parthenay, se trouve dans un contexte propice à l’équilibre.  Si je ne dors pas assez, je me sens vite fatiguée. Pour moi, c’est plutôt facile à gérer puisque, étant à l’internat, nous avons des horaires réguliers. Je me couche donc à la même heure tous les jours.Â
Pas forcément plus dur après l’entraînement
Dans le détail, les deux athlètes affichent le même nombre d’heures de sommeil par nuit durant la semaine.  Je dors autour de sept à huit heuresÂ
, évalue Sidney Misiedjan.  Ça correspond aux recommandations pour notre âgeÂ
, complète Jessica Lallemand.  J’ai tendance à m’endormir plus facilement en hiver, car je suis généralement plus fatiguée à cette période : ma fréquence d’entraînement est plus élevée.Â
 Il fait frais et nuit plus tôt, donc ça aideÂ
, précise la Stadiste.
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Les séances d’entraînement programmées en fin de journée ont la réputation de complexifier l’endormissement. Pour les deux athlètes, il n’en est rien. S’entraîner, même en soirée, ne pose aucun souci à Sidney Misiedjan :  Les grosses séances me fatiguent bien, donc je finis par m’endormir assez facilementÂ
. Jessica Lallemand va même plus loin :  Je m’endors beaucoup mieux les jours où j’ai eu un entraînement que les jours sansÂ
.
Malgré cette organisation, le duo peut tout de même ressentir des coups de pompe.  Avec les entraînements, il y a des jours où la fatigue se fait sentirÂ
, note la sprinteuse et lanceuse niortaise, médaillée de bronze aux championnats de France Avenir cet été. Le ressenti est assez similaire chez la demi-fondeuse du CAP :  Il m’arrive souvent d’être fatiguée pendant la semaine, mais pendant le week-end, je récupère bien et je me sens beaucoup mieuxÂ
. Et pour Jessica Lallemand, il n’est pas question de sieste,  ou très rarementÂ
. Sidney Misiedjan, elle, est plutôt adepte :  Même si la sieste est petite, ça me fait du bien. Donc quand je peux, je me l’autoriseÂ
.
Et avant de s’endormir, les deux athlètes pensent-elles à leur discipline ?  Cela m’arrive très souvent. C’est même le moment où je pense le plus sérieusement à mes compétitions à venirÂ
, souligne la Parthenaisienne.  Ça m’arrive. Ça m’aide à me projeter et à me mettre dans le bon état d’espritÂ
, sourit la Stadiste.