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Athlétisme. L’impétueuse trajectoire de la Niortaise Sidney Misiedjan... |
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Niort, stade René-Gaillard, le 5 juin. Malgré sa faible expérience, Sidney Misiedjan s’impose dans le collectif niortais. © CO – Christophe BERNARD
L’athlète du Stade niortais a débarqué dans le monde de l’athlétisme voilà presque deux ans. Un court laps de temps que Sidney Misiedjan a mis à profit pour emprunter une trajectoire oscillant entre progression, titre, blessure et ambitions.
C’est un peu par hasard que Sidney Misiedjan est devenue athlète, fin 2022.  Lors de séances d’EPS, mon professeur de sport a remarqué que j’avais une bonne VMA (Vitesse maximale aérobie, NDLR). Il m’a donc incité à essayer l’athlé.Â
Une proposition que l’adolescente, alors âgée alors de 15 ans, a repoussée :  Je n’en avais pas vraiment envie.Â
« Il faut croire en soi »
Mais la Niortaise a fini par tenter la découverte.  J’étais très stressée lorsque je suis venue sur le stade pour la première foisÂ
, se remémore-t-elle.  J’étais gênée, car je ne savais pas quoi faire. Mais Jérémy Michaud (éducateur au Stade niortais, NDLR) m’a mise à l’aise. Je me rappelle avoir fait des plots et d’autres exercices techniques. Je ne m’attendais pas du tout à réaliser ces gammes. Pour moi, l’athlé, c’était simplement courir sans s’arrêter.Â
Son intégration a aussi été facilitée par quelques repères au sein du groupe d’entraînement.  Je connaissais quelques athlètes dont Louise Lévêque, Ambre Lagny-Bouffard, Louise Dupont et Camille Faubert.Â
Lors de sa première saison en salle, la cadette s’est essayée à de nombreuses disciplines. Elle en a finalement choisi deux : le lancer du poids et le sprint. Elle concède tout de même une préférence pour la course.  J’apprécie la concurrence et donc l’enjeu qui existent sur le sprint. Et puis, je découvre un peu plus mon potentiel à chaque courseÂ
, sourit celle qui s’est classée à la treizième place au bilan national cadettes 2024 du 100 m, mais aussi neuvième au bilan national cadettes du lancer du poids.
Une trajectoire ascendante qui s’est matérialisée par un titre national avec l’équipe U23 du Stade niortais lors de la finale des interclubs jeunes le 13 octobre à  Tourlaville (Manche).  Cette première médaille d’or m’a apporté beaucoup de joie. À l’annonce des résultats, j’ai sauté partout. C’était une grosse libération.Â
Un sacre qui s’est malheureusement accompagné d’une blessure.  Je suis arrêtée à cause d’une fracture de fatigueÂ
, explique-t-elle.
Pas pour autant de quoi tempérer une jeune fille qui affiche de grosses ambitions :  Je rêve de l’équipe de France, des Jeux olympiques et de championnats du monde. Il faut croire en soi.Â
Quant au professeur d’EPS instigateur de cette réussite,  je le remercie de son conseilÂ
, conclut Sidney Misiedjan avec reconnaissance.