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Athlétisme - Décryptage. Quand certains préfèrent doubler... |
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L’athlète du Stade niortais, Sidney Misiedjan cumule 100 m et lancer du poids. © CO - Christophe BERNARD
Certains athlètes mènent de concert deux disciplines. Une option qui les oblige à une préparation et à une organisation millimétrées.
 J’ai choisi deux disciplines, le 100 m et le lancer de poids, dans lesquelles je me sens bienÂ
annonce Sidney Misiedjan. Une combinaison rare que l’athlète du Stade niortais explicite. « Elles correspondent à mes qualités physiques : la puissance et l’explosivité. Le choix s’est fait naturellement avec mon entraîneur. On a décidé de les travailler en parallèle
 ». Une évidence que raconte aussi Nadja Richard-Broux, spécialiste du 400 m et du triple saut. « Elles sont pour moi les épreuves les plus importantes et celles que j’aime le plusÂ
.
« La récupération est primordiale pour rester efficace »
Voilà qui implique de la précision. « Ce n’est pas toujours évident, car les deux épreuves demandent des qualités assez différentes
 », reconnaît Sidney Misiedjan.  Il faut bien organiser la semaine pour équilibrer le travail de vitesse, de technique et de force. Donc on alterne les séances : un jour plutôt orienté sprint, un autre plutôt poids. Et la récupération est primordiale pour rester efficace
 ».
Cette complexité se retrouve en compétition. Ce pourrait être le cas pour Nadja Richard-Broux aux championnats de France Avenir. « Mes épreuves, séries du 400 m et qualifications du triple saut, se dérouleront le même jour à un horaire identique. Ça complique les chosesÂ
. Ça s’annonce plus simple pour Sidney Misiedjan. « Le 100 m a lieu le vendredi et le poids le samedi. Je pourrai me concentrer à 100 % sur chacune, mieux récupérer entre les deux et être prête mentalementÂ
.
Même si elles affirment aimer autant leurs disciplines, les deux Stadistes finissent par admettre une prédilection. « Je préfère le sprint. J’y ressens du plaisir et de la liberté. J’adore la sensation de vitesse, l’intensité de l’effort, et le fait que tout se joue très vite, dans le moindre détail
 » indique Sidney Misiedjan. Sa coéquipière concède aussi un faible. « Mes disciplines sont totalement différentes, mais j’ai une légère préférence pour le 400Â
.
Pas question pour autant de faire un choix pour l’instant. « J’espère performer dans les deux disciplines
 » lance Nadja Richard-Broux. « Tant que je suis performante dans les deux, je continuerai. Mais peut-être qu’un jour je me spécialiserai si l’une des deux prend vraiment le dessus. Pour l’instant, c’est source d’équilibre et ça me permet de rester motivée à l’entraînementÂ
conclut Sidney Misiedjan.
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