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Un adolescent de 17 ans a été condamné à 20 ans de réclusion pour le meurtre d’une jeune fille de 15 ans... |
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Un adolescent de 17 ans a été condamné par le tribunal des mineurs de Limoges (Haute-Vienne), pour le meurtre d’une adolescente de 15 ans en 2024. Photo d’illustration. © Marc Ollivier / Archives Ouest-France
Un adolescent de 17 ans a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par le tribunal des mineurs de Limoges (Haute-Vienne), mardi 10 mars. En 2024, il avait tué de plusieurs dizaines de coups de couteau une adolescente de 15 ans, après lui avoir tendu un guet-apens.
Un adolescent de 17 ans a comparu pendant deux jours devant le tribunal des mineurs de Limoges (Haute-Vienne), pour « vol avec violences ayant entraîné la mort ». En décembre 2024, alors âgé de 15 ans, il avait tué d’une cinquantaine de coups de couteau une autre adolescente du même âge, à Isle. Il avait rapidement avoué son implication au cours de sa garde à vue. Le jeune homme a été condamné mardi 10 mars 2026 à la peine maximale : 20 ans de réclusion criminelle avec un maintien en détention, rapporte ici Limousin .
Une peine assortie de mesures complémentaires
Cette peine est assortie de mesures complémentaires : 45 mois de mesure éducative judiciaire, dont un module de santé, jusqu’à ses 21 ans. Mais aussi une interdiction de port d’armes pendant 5 ans et une privation du droit d’éligibilité de la même durée.
« C’est la peine que l’on attendait. C’est une peine justifiée à la hauteur de la gravité des faits » a indiqué au Berry Républicain l’un des avocats de la famille de l’adolescente, Me Jean-Baptiste Royer.
Un appel pour un souci de procédure
En revanche, le mobile du crime est resté flou. Le jeune homme aurait attiré sa victime pour lui voler son téléphone et de l’argent : « Comment peut-on donner 55 coups de couteau à une fille de 15 ans pour voler son portable et récupérer 700 € ?, s’interroge pour sa part Me Driss Ghounbaj. Ça restera une zone d’ombre. La totale vérité n’a pas été dite. »
La défense n’a pas été surprise par la décision du tribunal. Pour autant, les avocats du jeune garçon ont indiqué avoir fait appel pour un problème de procédure liée à la compagnie d’assurances de l’accusé. Un problème pour le dédommagement des 17 parties civiles, qui doit être assuré par les parents. Les avocats de la famille de la victime ont demandé un renvoi sur intérêt civil, avec une audience prévue le 2 juin.