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Revivez les temps forts de la manifestation anti-bassines de Sainte-Soline... |
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Environ 500 manifestants sont parvenus jusqu’au chantier de la réserve de substitution. © CO - Marie DELAGE
Plusieurs milliers de personnes sont rassemblées ce samedi 29 octobre à Sainte-Soline, dans le sud des Deux-Sèvres, pour protester contre l’aménagement de la deuxième réserve de substitution d’eau dans le département. Revivez les temps forts de cette manifestation.
Il y a huit mois, le 26 mars 2022, près de 6 000 anti-bassines s’étaient rassemblées à La Rochénard pour protester contre la construction de la première réserve de substitution d’eau à Mauzé-sur-Le-Mignon.
Une nouvelle manifestation a lieu ce samedi 29 octobre 2022 à Sainte-Soline à l’occasion de l’aménagement de la deuxième réserve de substitution d’eau à Sainte-Soline, et ce même si la préfète des Deux-Sèvres a interdit tout rassemblement sur place. Décision confirmée par le tribunal administratif de Poitiers.
1 500 à 1 600 gendarmes devaient être mobilisés pour empêcher les manifestants d’approcher du chantier. On se sent pris en otages
nous expliquaient jeudi les habitants de Sainte-Soline.

Les premiers manifestants sont arrivés aux premières heures de l’aube. CO – Marie DELAGE
A 10 heures, les premiers manifestants commençaient à rallier dans le calme le site. Beaucoup font le trajet à pied un vaste périmètre interdit aux voitures ayant été dessiné.

Le camp de base des manifestants est situé dans un champ de dix hectares prêté par un agriculteur la commune de Sainte-Soline. CO – Julien RENON
Vers 11 h 15, Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie – Les Verts a fait son apparition sur le site. Il est venu soutenir les anti-bassines. Il prend la parole (voir la vidéo ci-dessous??)
11 h 30, Julien Le Guet, porte-parole de Bassines non merci déclare : Ce qui se passera aujourd’hui ne sera pas de notre responsabilité mais de celle d’Emmanuel Macron et de ses sbires. C’est à lui de faire retirer ses troupes et de désarmer le territoire pour défendre un projet écocidaire. Il a le pouvoir de faire de ce jour notre plus beau défilé. A lui de voir.

Yannick Jadot à son arrivée sur le site. CO – Marie DELAGE

Yannick Jadot sous le feu des médias CO – Julien RENON
12 heures : Julien Le Guet annonce 1 500 personnes depuis hier soir et le nombre grandit depuis ce matin. Sandrine Rousseau arrive au point presse.

Sandrine Rousseau est elle aussi arrivée sur le site. CO – Marie DELAGE
La conférence de presse a débuté. Lisa Belluco, députée Europe Ecologie – Les Verts de la Vienne, déclare : Ce combat ici contre les réserves de substitution d’eau, il est symbolique de ceux conduits à l’échelle de toute la France. Il faut le gagner
.

Les élus qui soutiennent Bassines non merci ! arborent leur écharpe tricolore lors de la conférence de presse. CO – Marie DELAGE
La députée écologiste de la Vienne poursuit :L’État crée les conditions pour faire monter la colère, générer des tensions et des affrontements mais c’est nous qui protégeons l’intérêt général
.
Julien Le Guet a de son côté déclaré : Ce ne sont pas les exploitants que nous visons mais le système auquel ils sont inféodés. Aujourd’hui, nous danserons joyeusement dans ce cratère et si on nous en empêche, nous reviendrons.
Sandrine Rousseau n’a pas eu droit au micro.

Philippe Poutou, autre tête d’affiche du rassemblement, fait son entrée sur le site en toute décontraction. CO – Marie DELAGE
Le départ du cortège en direction du terrain où est en train d’être aménagée la deuxième réserve de substitution d’eau du département est prévu pour 14 heures.
Dans la foulée de la pause déjeuner, les prises de parole se sont succédées sur une remorque devant une foule compacte, entre 2 000 et 3 000 personnes.

Les prises de parole sur une remorque. CO – Marie DELAGE
En ce début d’après-midi, trois cortèges sont prévus au départ du camp de base à Rom en direction du chantier de construction de la bassine à Sainte-Soline. La mise en route a commencé (vidéo ci-dessous??)
Les manifestants viennent de sortir du champ qui leur servait de camp de base. Ils sont déjà face à des gendarmes. La préfecture ne veut plus donner d’estimation du nombre de manifestants.
Les manifestants coupent à travers un champ, les gendarmes sont au bout de la parcelle.

Manifestants et gendarmes ont commencé le jeu du chat et de la souris. CO – Julien RENON
Les premiers gaz lacrymogènes sont lancés au milieu des manifestants.

Les manifestants fuient les gaz lacrymogènes. CO - Marie DELAGE
Retour sur la route à l’entrée de Sainte-Soline : « Toutes les routes mènent à la bassine», crient les manifestants dont les pas sont rythmés par une fanfare.

Une fanfare (en arrière plan) donne le « la ». CO - Marie DELAGE
Le cortège traverse le bourg de Sainte-Soline mais les gendarmes leur bloquent le chemin le plus direct. Retour au champ.

Retour au champ après avoir tenté de passer par le bourg de Sainte-Soline. CO - Marie DELAGE
Les trois cortèges ont convergé au pied de la bassine. Il se retrouvent à une centaine de mètres d’un mur de forces de l’ordre. Grenades et lacrymogènes repoussent les manifestants alors qu’ils veulent contourner la bassine.

Les tirs de lacrymogène s’intensifient alors que les manifestants ne sont plus qu’à quelques mètres du chantier. CO - Marie DELAGE
Les tirs de lacrymogène font un blessé.

L’homme est blessé à la tête. CO - Marie DELAGE
Les manifestants se replient face aux tirs des forces de l’ordre.

Premières manoeuvres de repli de la part des manifestants. CO - Marie DELAGE
Pourtant solidement équipés contre les tirs de lacrymogènes, les manifestants commencent à battre retraite.

Certains manifestants avaient pris leurs précautions, en s’équipant soigneusement. CO - Marie DELAGE
Malgré le cordon de sécurité, environ 500 manifestants sont parvenus à se glisser jusque sur le chantier de la réserve de substitution avant d’être évacués par les forces de l’ordre.

Les manifestants sont allés jusqu’au « trou » qui stockera l’eau. CO - Benoit FELACE
Selon la préfète qui s’est adressée à l’AFP et dont nous nous sommes fait confirmer les déclarations, cinq gendarmes et deux manifestants ont été blessés et quatre interpellations ont été effectuées.
Julien Le Guet, porte-parole de Bassines non merci !, a reçu des coups à la tête, les manifestants blessés l’ont été à la jambe et à la tête par les tirs des forces de l’ordre.
Toujours aucun chiffre de la préfecture. Selon les organisateurs, 4 000 à 5 000 personnes auraient fait le déplacement.
Les manifestants rentrent au campement en musique et sous l’escorte d’un hélicoptère de la gendarmerie.
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