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Christophe Béchu et les bassines : « Ce n’est jamais par autre chose que le dialogue qu’on avance »... |
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Christophe Béchu s’est exprimé sur les fameuses bassines © Archives CO – Laurent COMBET
Invité de la matinale de France Inter, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, a tenté de calmer le jeu au sujet des réserves de substitution d’eau.
Pourquoi êtes-vous favorable aux retenues d’eau en construction en Deux-Sèvres ?
, ont demandé d’emblée à Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, Carine Bécart et Eric Delvaux, les deux journalistes de France Inter, en charge de l’interview politique ce samedi matin, 29 octobre.
Cette question intervenait alors qu’aujourd’hui même, samedi 29 octobre, plusieurs milliers de manifestants sont attendus à Sainte-Soline pour manifester contre l’aménagement de la deuxième « bassine » dans le département des Deux-Sèvres.
Les bassines ne sont pas un projet de gouvernement, a rappelé Christophe Béchu. C’est un projet qui a été conçu par une Coopérative d’irrigants qui font majoritairement de la polyculture-élevage contrairement à des slogans entendus autour d’un prétendu agribuisness
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Et Christophe Béchu de poursuivre : L’idée de ces réserves de substitution d’eau, c’est de voir comment on limite les prélèvements dans les étiages l’été. Vous avez une étude scientifique, il y a quelques semaines, au mois de juillet, qui est venu dire à quel point le projet tel qu’il était après expertises n’avait pas de conséquences négatives pour les nappes phréatiques
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Christophe Béchu a rappelé que dans ce département des Deux-Sèvres, ça a été des années de travail, de médiation, de concertation pour arriver à un plan signé il y a quatre ans par tout le monde. Il a été soutenu par les socialistes, les Républicains, il été soutenu par Mme Batho il y a quatre ans. Et au moment où on entre dans la phase de chantier, on se retrouve avec des tensions nouvelles
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Craint-il une ZAD (zone à défendre), type Notre-Dame-des-Landes : Malheureusement, quoi qu’on dise, on s’aperçoit qu’il y a des radicalités qui s’invitent dans la manière de lutter. C’est pourquoi, je ne me lancerais pas de grandes déclarations. Il y a des moyens d’agir qui desservent les choses même quand elles sont justes. Ce que je dis, ce n’est jamais que par autre chose que le dialogue qu’on est capable d’avancer
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