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Niort. Série Portraits de commerçants : Philippe Favreau, le caviste épicurien du Chai Saint-Hilaire... |
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Philippe Favreau n’a rien perdu de sa faconde. © CO – Benoit FELACE
« Sans le plaisir, le vin n’est rien », selon Philippe Favreau, patron du Chai Saint-Hilaire, à l’angle des rues de la Gare et de la rue des Trois-Coigneaux.
Philippe Favreau ne le cache pas : il aime ce qui est beau et ce qui est bon. Figure du commerce niortais – il en a été le président de 2012 à 2015 – le caviste est un bon vivant et revendique même le titre d’épicurien
.
« Pourquoi me plaindrais-je ? »
J’aime bien manger et bien boire. Mes clients viennent me voir parce qu’ils savent que je connais exactement le vin qui s’accommodera le mieux au plat prévu pour leur réunion de famille ou d’amis
, explique le patron du Chai Saint-Hilaire, à l’angle des rues de la Gare et des Trois-Coigneaux.
Dans son magasin, on compte près de 9 000 références, du bordeaux au bourgogne, du rouge au blanc.
Pour bien connaître les vins qu’il vend, Philippe Favreau n’hésite pas à voyager chez les producteurs-vignerons et à goûter leur récolte. Durant le week-end de la Saint-Sylvestre, je devais me rendre en Bourgogne. Finalement, je crois que cela va être trop compliqué.
« Je m’estime chanceux »
Jouisseur de la vie, Philippe Favreau a commencé le métier aux côtés du restaurateur Patrice Vauthier (patron notamment de La Tuilerie), avec lequel il partage outre le goût de la gastronomie, l’amour du jazz.
Vingt-cinq ans plus tard, Philippe Favreau garde toujours la flamme. Pourquoi me plaindrais-je ? Je parle de plaisir tous les jours à mes clients et essaye de leur faire partager ce plaisir. Quel plus beau métier que celui-là ? Je m’estime chanceux.
Un très bon mois de décembre
Alors, oui, Philippe Favreau avoue que 2020 a été une année atypique, avec un mois de novembre horrible parce que les beaujolais et tous les salons de dégustation étaient annulés mais j’ai réalisé un très bon mois de décembre, notamment sur les dix derniers jours
.
Et le patron du Chai Saint-Hilaire de poursuivre : Là encore, j’ai de la chance. Je figure dans les commerces dits essentiels. C’est sûrement plus dur pour mon voisin, un jeune qui vient d’ouvrir son restaurant au début de la rue des Trois-Coigneaux.
Souvent en livraison
Avec le confinement, le travail de Philippe Favreau a un peu évolué. Maintenant, les clients qui me connaissent bien ne passent plus qu’une à deux fois par semaine à la boutique ou ils me téléphonent. Je consacre beaucoup de temps à faire des livraisons.
Et le plus beau cadeau de Philippe Favreau est de voir un client passer la tête dans l’embrasure de la porte de la boutique, de lever l’index, en me disant, le vin hier super, mes hôtes ont adoré. Cela signifie que j’ai bien fait mon boulot et je m’en réjouis
.