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Crues : l’amélioration se confirme dans l’Ouest, plus que deux départements en vigilance rouge... |
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Le niveau des cours d’eau baisse lentement dans l’Ouest après les fortes crues de ces dernières semaines. Photo d’illustration. © Charles Bury / Ouest-France
La décrue se poursuit après un épisode d’importantes inondations. Le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime restent en vigilance rouge, le niveau maximal, alors que la Loire-Atlantique repasse en orange dans le dernier bulletin de Météo France, publié à 10 h.
L’eau baisse enfin doucement dans les départements inondés de l’ouest de la France, où les écoliers de la zone A ont pu effectuer une rentrée presque « normale », hier, après les vacances d’hiver.
Le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime restent jusqu’à mercredi en vigilance rouge, le niveau maximal, et trois autres départements de l’Ouest - la Loire-Atlantique, la Sarthe et la Charente - sont en vigilance orange, selon le dernier bulletin publié par Météo France, à 10 h. La vigilance rouge a donc pris fin en Loire-Atlantique.
Pour mardi 24 février 2026 :
— VigiMétéoFrance (@VigiMeteoFrance) February 24, 2026
?? 2 départements en Vigilance rouge
?? 3 départements en Vigilance orange
Pour mercredi 25 février 2026 :
?? 2 départements en Vigilance rouge
?? 3 départements en Vigilance orange
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Vigicrues prévient néanmoins qu’« aux abords des cours d’eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque inondation est encore bien présent » pendant « au moins 24 heures ».
En Nouvelle-Aquitaine, la rentrée scolaire s’annonçait très peu perturbée en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, selon les académies, mais elle a pris une tournure inhabituelle à Courcoury, commune de 730 habitants cernée par les eaux, en Charente-Maritime.
Lire aussi : Inondations : comment mesure-t-on le niveau d’une crue ?
Transport scolaire assuré par la gendarmerie
Toute la semaine, le ramassage scolaire est assuré par trois camions 4x4 de la gendarmerie, habituellement dédiés au transport de troupes, qui convoient collégiens et lycéens à travers les routes inondées jusqu’à leurs autocars habituels.
« C’est une sacrée aventure ! », témoigne Anne-Laure, mère d’une élève scolarisée à Pons, à moins de 20 km de Courcoury. « On se lève plus tôt mais on garde le sourire. Nos maisons ne sont pas inondées, c’est déjà une chance », ajoute cette soignante, de 40 ans.
Juste à côté, à Saintes, la rentrée a tourné au « sacré bordel, car la circulation est très compliquée », a indiqué Bruno Drapron, maire de cette ville où trois écoles étaient fermées, car difficiles d’accès. Les élèves ont été répartis dans d’autres classes.
Dans cette commune de 25 000 habitants habituée aux crues, où 1 380 maisons sont inondées, « la problématique la plus contraignante ce sont les coupures d’électricité », ajoute l’élu. « L’eau doit baisser de 40 cm pour qu’il y ait des retours d’électricité massifs », mais « la véritable décrue n’est pas attendue avant mercredi ou jeudi », selon lui.
« Anticiper » la suite
La Croix-Rouge a aussi déployé sa brigade nautique pour « soutenir les sinistrés à leur domicile », une première en France « dans le cadre d’un événement climatique », selon son référent communication pour la Charente-Maritime, Samuel Saint-Maxent.
« Beaucoup de gens, notamment des personnes âgées et des personnes fragiles, vulnérables, sont clairement isolées et n’ont pas de contact avec l’extérieur, notamment parce qu’il n’y a pas forcément d’électricité », explique Clement Marragou, chef de secteur nautique de la Croix-Rouge.
Plus au nord, dans le Maine-et-Loire, le maire des Ponts-de-Cé, près d’Angers, se réjouit d’une décrue « lente mais réelle ». « La Loire devrait descendre de 20 à 30 cm par 24 heures », a ajouté Jean-Paul Pavillon, « qui commence à anticiper la gestion des déchets et l’accompagnement des personnes pour vider les terrains et les maisons, les aider aussi pour les démarches auprès des assurances si besoin ».
Record égalé
L’eau commence aussi à baisser à Angers, où le record de la crue de 1982 a été égalé, selon Vigicrues. La mairie a annoncé à l’AFP un retour progressif à la normale, « à mesure que les rues seront nettoyées » après la baisse du niveau de l’eau. Une ligne de tramway devrait ainsi rouvrir mardi matin.
Des unités mobiles d’assurances se sont installées dans une zone commerciale près d’Angers. Laure, mère célibataire de trois enfants, a eu confirmation que les travaux de réparation de ses chambres d’hôtes à Mûrs-Érigné (Maine-et-Loire) seraient bien pris en charge, mais s’inquiète du délai avant de pouvoir travailler à nouveau. « Je vais avoir une grosse perte d’exploitation, c’est une catastrophe », redoute-t-elle.
À Saint-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire), où une digue menace toujours de céder, l’ordre d’évacuation pour les 300 personnes concernées reste en vigueur. Mais « la protection civile est partie et les centres d’hébergement d’urgence ont fermé » lundi matin, tous les habitants ayant trouvé à se reloger ailleurs, déclare le maire de la commune Philippe Maillart.
Selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l’évolution du climat, ce qui augmentera les inondations. L’imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.