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Lait infantile : le décès d’un bébé près de Bordeaux n’apparaît « pas en lien » avec le produit, selon le parquet... |
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Un communiqué pour le rappel de produit de lait infantile, à Clichy, le 6 mars 2026. Photo d’illustration. © LAURE BOYER/Hans Lucas via AFP
Un bébé était décédé près de Bordeaux, au moment du rappel des laits infantiles liés à la possible présence de la toxine céréulide. « En l’état des investigations, le décès du nourrisson n’apparaît […] pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation », indique le parquet ce vendredi 6 mars.
Le décès d’un bébé près de Bordeaux début janvier, concomitant avec le rappel de laits infantiles pour cause d’éventuelle contamination, « n’apparaît pas en lien » avec le produit consommé, dont les analyses n’ont pas révélé de toxine céréulide, a annoncé le procureur de la République de Bordeaux, dans un communiqué relayé par l’Agence France-Presse (AFP), ce vendredi 6 mars 2026.
Ce décès était l’un des trois signalés en France ces dernières semaines parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels, outre une dizaine d’hospitalisations. Les rappels étaient liés à la possible présence d’une bactérie bacillus cereus produisant une toxine, la céréulide, susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et des vomissements, avec des complications parfois graves.
L’enquête se poursuit
« En l’état des investigations, le décès du nourrisson n’apparaît […] pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation. L’enquête se poursuit, notamment sur le plan médico-légal, afin de déterminer l’origine de son décès », indique le parquet.
Le bébé, né le 25 décembre et décédé le 8 janvier à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux, avait notamment été alimenté avec un lait artificiel de marque Guigoz (Nestlé) ayant fait l’objet d’un rappel. Conduit en urgence à l’hôpital, il présentait des troubles digestifs.
Des analyses menées par l’Anses et en Belgique
Dans le cadre de l’enquête « en recherche des causes de la mort » confiée à la Direction interdépartementale de la police nationale de Bordeaux (DIPN33), des analyses du lait ingéré ont été menées par l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) fin janvier et début février, sans « caractériser la présence de cette toxine ».
« La limite de quantification de l’Anses ayant été jugée trop élevée pour écarter tout risque », une nouvelle salve d’analyses « au seuil de détection plus sensible » a été menée par un laboratoire en Belgique qui a rendu mercredi ses conclusions, a ajouté le parquet de Bordeaux. « Ces analyses n’ont pas mis en évidence de céréulide », précise Renaud Gaudeul.
La toxine retrouvée dans un lait bu par un nourrisson décédé à Angers
La toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé en décembre à Angers, ont indiqué vendredi le parquet de la ville et les avocats de la famille, sans que le lien à ce stade avec le décès ne soit établi.
L’affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs.