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Guerre au Moyen-Orient : salves de missiles sur Israël, frappes sur le Hezbollah libanais… Les dernières infos... |
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L’Iran a lancé une salve de missiles sur Israël au cours de la matinée, dont au moins un a atteint le territoire de l’Etat hébreu. © SAMIR ABDALHADE / Anadolu via AFP
L’Iran a lancé ce mardi matin une « une nouvelle salve de missiles » en direction d’Israël. Dans la nuit, Tsahal avait mis en garde la population contre de telles attaques. Au moins un impact a été annoncé dans le nord du pays, tandis qu’une forte explosion a retenti à Jérusalem. De son côté, l’armée israélienne a une nouvelle fois frappé les positions du Hezbollah au Liban. Voici les informations à retenir de la nuit du lundi 23 au mardi 24 mars 2026.
L’Iran a tiré des missiles sur Israël tôt ce mardi 24 mars 2026 au matin, a annoncé l’armée israélienne, quelques heures après que le président américain Donald Trump eut évoqué des discussions avec un responsable iranien non identifié pour mettre fin à la guerre — une information démentie par Téhéran.
Tsahal a indiqué qu’une salve de missiles iraniens visait le nord d’Israël et qu’elle s’employait à « intercepter la menace ».
Les services d’urgence du Magen David Adom ont indiqué qu’ils n’avaient pas eu connaissance de victimes dans l’immédiat, mais qu’ils avaient dépêché des secouristes dans une zone où un impact avait été signalé.
L’armée a autorisé la population à quitter les abris environ 20 minutes après l’annonce des frappes.
Auparavant, les soldats israéliens avaient frappé à Téhéran un site des Gardiens de la Révolution, affirmant qu’il servait notamment à diriger des bataillons de la force paramilitaire du Bassidj « pour coordonner les activités des unités » et « diriger des bataillons ».
Tsahal frappe le Hezbollah
Israël a mené sept raids aériens contre le Liban et la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de lundi à mardi, a rapporté mardi l’agence de presse officielle libanaise NNA. Deux personnes ont été tuées à Bshamoun lors de ces attaques.
Israël avait préalablement annoncé lundi soir avoir lancé de nouvelles frappes contre des cibles du mouvement islamiste Hezbollah à Beyrouth, et avoir capturé deux de ses combattants d’élite dans le sud du Liban.
Dans la soirée, des images de l’AFPTV ont montré un épais nuage de fumée s’élever au-dessus de la banlieue sud, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien et qui n’avait pas été visée depuis vendredi.
L’armée israélienne, qui avait appelé les habitants à quitter la zone, a déclaré avoir « commencé à frapper les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth ».
Dans un communiqué, elle a également annoncé que « lors d’une opération visant à localiser des armes dans le sud du Liban », des soldats israéliens « ont identifié plusieurs terroristes armés de la force al-Radwan du Hezbollah, qui prévoyaient de tirer un missile antichar sur les troupes ».
« Ils ont été appréhendés […] et transférés vers le territoire israélien pour un interrogatoire ultérieur », poursuit le texte, précisant qu’une « grande quantité d’armes et d’équipements a été trouvée en leur possession ».
« La bataille contre le Hezbollah […] ne fait que commencer », a assuré lundi la porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Ella Waweya.
Sept ex-paramilitaires tués en Irak
Une « frappe américaine » dans l’ouest de l’Irak a tué mardi avant l’aube sept combattants du Hachd al-Chaabi, dont un haut commandant de cette alliance d’anciens paramilitaires qui englobe aussi des formations pro-iraniennes, a indiqué une source de cette formation à l’AFP.
Cette frappe contre le quartier général du commandement du Hachd pour la province d’Al-Anbar a également fait 13 blessés, selon la même source, qui a indiqué que plusieurs personnes étaient « encore piégées sous les décombres ».
Le Hachd est une coalition intégrée aux forces régulières de l’État irakien mais comprenant aussi des groupes pro-iraniens.
Nouvelles attaques dans le Golfe
L’Arabie saoudite a annoncé tôt mardi avoir détruit au moins une vingtaine de drones dans l’est du pays, sans plus de précisions. L’armée du Koweït a, elle, dit répondre à « des menaces de drones et missiles ».
Une base syrienne visée
L’armée syrienne a confirmé que l’une de ses bases dans la province de Hassaké, dans le nord-est du pays, avait été visée par des tirs de missiles en provenance d’Irak, un responsable de sécurité irakien accusant une faction armée pro-iranienne d’être à l’origine de l’attaque.
La base visée avait été récemment abandonnée par des forces américaines de la coalition internationale antijihadistes. « Nous sommes en contact et nous nous coordonnons avec le côté irakien concernant cet incident, et ils ont confirmé que l’armée irakienne avait lancé une opération pour retrouver les auteurs », a indiqué l’armée syrienne.
Le pétrole repart à la hausse
Le prix du Brent a rebondi mardi pour repasser au-dessus des 100 dollars le baril, au lendemain d’une chute de plus de 10 % provoquée par la décision de Donald Trump de reporter de nouvelles frappes contre l’Iran et son annonce de discussions avec Téhéran.
Vers 3 h 20 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord progressait de 3,96 % à 103,90 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, prenait 3,86 % pour atteindre à 91,53 dollars.