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La ministre des Familles Stéphanie Rist annonce un projet de loi « sur la protection des enfants au sens large »... |
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La ministre des Familles Stéphanie Rist à l’Élysée le 25 février 2026. © TELMO PINTO/NurPhoto via AFP
La ministre des Familles Stéphanie Rist a annoncé mardi 24 mars un projet de loi « sur la protection des enfants au sens large », avec, notamment, des mesures sur le contrôle des antécédents judiciaires des adultes travaillant avec des enfants. Le texte devrait être présenté en conseil des ministres à la mi-mai.
La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a annoncé porter avec le ministre de la Justice un projet de loi « sur la protection des enfants au sens large », au micro de France Inter , ce mardi 24 mars 2026.
Ce texte concernera « les enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance […] mais aussi ceux qui seront en périscolaire, en fait tous les enfants qui seront accompagnés d’adultes », a-t-elle précisé.
Un renforcement du contrôle des antécédents judiciaires
« Nous avons besoin d’améliorer la protection de nos enfants », a-t-elle martelé. « Aujourd’hui, tout adulte auprès d’enfants n’a pas de contrôle de ses antécédents judiciaires, nous allons augmenter ce périmètre de contrôle », a expliqué la ministre.
Stéphanie Rist souhaite également que ces informations soient « mieux coordonnées » afin de « diminuer le risque que des enfants se trouvent avec des prédateurs ». « Parfois, des personnes contrôlées dans un secteur peuvent postuler dans un autre secteur », déplore-t-elle.
Le projet de loi prévoit aussi des « mesures pour redonner des perspectives » aux enfants de l’aide sociale à l’enfance : privilégier le recours à l’environnement familial plutôt qu’un placement en foyer, ou encore « accélérer l’adoption simple ».
Un projet de loi présenté mi-mai en conseil des ministres
Ce texte « part au Conseil d’État, sera présenté au conseil des ministres mi-mai et sera, je l’espère, adopté avant la fin du quinquennat », indique la ministre.
Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le directeur général de la Convention nationale des associations de protection de l’enfance (Cnape) Pierre-Alain Sarthou, a « salué ce revirement » et « cet arbitrage favorable ». « Tout ce qui va dans le sens de l’amélioration de l’arsenal juridique pour protéger les enfants, tous les enfants, est bénéfique », a-t-il estimé, tout en restant prudent face à un calendrier « encore flou » et au risque de « fausses promesses ».
Gérée par les départements, l’aide sociale à l’enfance (ex-Ddass) est confrontée à un manque de budget, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.
La question de la protection des enfants au sens large a, quant à elle, ressurgi à l’automne dernier avec les révélations en cascade sur des violences sexuelles commises sur des enfants dans le secteur du périscolaire, notamment à Paris. Le collectif SOS Périscolaire a été reçu à l’Élysée le 16 mars pour évoquer cette question.