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« Prix à débattre avec Pierre Hurmic » : le sapin en verre en vente sur Leboncoin après la défaite du maire de Bordeaux... |
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Après la défaite du maire sortant Pierre Hurmic (EELV) au second tour des municipales à Bordeaux, dimanche 15 mars 2026, de fausses petites annonces ont fleuri sur le site Leboncoin pour mettre en vente le sapin en verre recyclé de la municipalité écologiste. Photo d’illustration. © Archives Ouest-France
Après la défaite de Pierre Hurmic (EELV) au second tour des municipales à Bordeaux, dimanche 15 mars, des internautes se sont amusés à poster de fausses petites annonces sur le site Leboncoin. Ils proposent le sapin en verre recyclé qui avait été acheté par le maire écologiste en 2021 pour Noël.
Bordeaux a rebasculé à droite. Le maire sortant Pierre Hurmic a été battu par le macroniste Thomas Cazenave lors du second tour des municipales, dimanche 15 mars 2026. Une défaite qui a inspiré plusieurs internautes. Des fausses petites annonces ont notamment été publiées sur Leboncoin et proposent le sapin en verre recyclé du maire écologiste, a repéré ici Gironde .
« Le nouveau locataire n’en voudra pas »
« L’ancien locataire a laissé ce sapin de Noël en verre car il a dû déménager et n’a pas pu l’emporter dans la précipitation. Je pense que le nouveau locataire n’en voudra pas », a écrit l’internaute cité par Le Figaro . L’arbre, créé par Arnaud Lapierre, était affiché au prix de 136 000 €.
Ce n’est pas la seule petite annonce à avoir été postée après le résultat du second tour. « Vends sapin, servi six fois. Prix à débattre avec Pierre Hurmic », s’amuse une autre. « Après un léger changement de direction à la mairie, nous mettons en vente notre sapin devenu… disons… disponible. 136 000 €, prix ferme, nous connaissons sa valeur artistique », ironise une troisième. Les fausses annonces ont depuis été supprimées par le site Internet.
Une décision vivement critiquée
En 2020, Pierre Hurmic avait décidé de supprimer le sapin de Noël du centre-ville le décrivant comme « l’arbre mort de Noël » . Sous le feu des critiques, il avait expliqué sa position : « nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville, notamment sur la place Pey-Berland, vous gardez le souvenir de cet arbre mort que l’on faisait venir tous les ans. C’est pas du tout notre conception de la végétalisation. »
L’année suivante, le maire écologiste avait acheté un sapin monumental fait de verre et d’acier mesurant 11 mètres de haut et cinq mètres de diamètre. Démontable et donc réutilisable, il avait été acquis par la Ville au prix de 130 000 €. Un investissement rentabilisé en trois ans puisque les sapins naturels installés tous les ans coûtaient 60 000 €.