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Gâtine. Ce tourisme local qui doit s’adapter au fil de l’eau... |
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Le circuit de la Vélofrancette a eu un incroyable succès cet été. © Illustration CO
Bien malin qui pourrait prédire l’avenir touristique de la Gâtine, enrhumée par un virus qui ne lui donne aucune visibilité. « Il faut s’adapter », martèle le maire de Parthenay qui veut que tous les acteurs travaillent ensemble.
La Covid-19 aura eu au moins un mérite : contraindre tous les prestataires du secteur touristique en Gâtine de se retrousser les manches et de s’adapter à une situation complètement inédite.
Cette adaptation reste et restera d’ailleurs le maître-mot des élus locaux, mais également de l’office de tourisme de Parthenay-Gâtine qui n’ont pas encore trouvé la fameuse boule de cristal leur permettant de prédire l’avenir économique de ce secteur.
Alors que le tourisme local va tout doucement glisser en hibernation jusqu’au printemps prochain, les prestataires (restaurants, chambres d’hôtes, gîtes, monuments, etc.) sont invités à se serrer les coudes, imaginer un avenir ensemble et s’adapter en permanence
, avance Jean-Michel Prieur, président de la communauté de communes de Parthenay-Gâtine, convaincu que les choses ne peuvent qu’aller mieux si tout le monde y met du sien. Les gens, en général
, dit-il, sont demandeurs de loisirs. Ils ont envie de spectacles. Il existe, au sein de nos concitoyens, une réelle envie de vivre
, ajoutant qu’un nouveau confinement serait désastreux socialement et économiquement.
« On n’a jamais vu autant de cyclotouristes sur nos routes cet été »
À l’occasion d’une conférence de presse évoquant le bilan touristique à Parthenay et en Gâtine, les responsables locaux sont arrivés à la conclusion sensée qu’ils ne pouvaient rien prédire pour l’année prochaine. Ce que les prestataires nous remontent
, indique Benoît Girard, directeur de l’office de tourisme, c’est qu’il faut continuer sans cesse de proposer des choses nouvelles.
Qui vont de pair avec de nouveaux modes de consommation moins collectifs et plus personnels. Le succès de la Vélofrancette en témoigne. On n’a jamais vu autant de cyclotouristes sur nos routes cet été
, fait remarquer Guillaume Clément, vice-président de l’interco en charge du tourisme.
Pour résumer, il ne faut surtout pas renoncer et baisser les bras. La Gâtine a des atouts et plaît. Jeter l’éponge ferait le bonheur de nos voisins qui eux aussi sont contraints de s’adapter et en quête de vacanciers.
Se résigner
Cette gestion « au fil de l’eau » semble être donc aujourd’hui le seul argument pour mettre derrière nous cette crise sans précédent. Pour faire face aux semaines et mois à venir qui ne s’annoncent pas tout roses, il n’y a pas trente-six mille solutions possibles. Il faut se résigner à accepter de gérer les demandes au dernier moment
, d’autant plus que cette année, à l’occasion de l’arrière-saison qui débute, Parthenay et la Gâtine seront privés de tous ces groupes qui venaient habituellement à l’automne visiter la « petite Carcassonne ». Comme elle est privée depuis plusieurs mois maintenant de tous ces « touristes professionnels » qui, au regard de la conjoncture économique, ne sont pas près non plus de revenir rapidement.
1 692
Entre le 1er juin et le 20 septembre dernier, l’office de tourisme de Parthenay-Gâtine a traité 1 692 demandes au guichet et 489 demandes hors guichet, contre 2034 au guichet et 423 hors guichet en 2019.