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Festival de la BD d’Angoulême : les financeurs publics demandent à l’organisation de renoncer à l’édition 2026... |
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Les financeurs publics ont demandé à l’organisation du festival international de la bande dessinée d’Angoulême de renoncer à la 53e édition, prévue en janvier 2026, estimant son maintien « plus que compliqué ». Photo d’illustration. © YOHAN BONNET/AFP
Après le boycott des auteurs et l’absence annoncée des éditeurs lors de la prochaine édition du festival de la bande dessinée d’Angoulême, les financeurs publics ont appelé, jeudi 20 novembre, les organisateurs à renoncer à l’édition 2026.
Les financeurs publics ont demandé à l’organisation du festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) de renoncer à la 53e édition, prévue en janvier 2026, estimant son maintien « plus que compliqué ».
Boycott des auteurs, absence des éditeurs
« Il nous apparaît plus que compliqué d’organiser le maintien de l’édition 2026 sans les éditeurs et des auteurs, a déclaré jeudi 20 novembre 2025 le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont (Horizons), cité par l’Agence France-Presse (AFP), lors d’une conférence de presse des collectivités locales et d’un représentant de l’État, qui financent l’événement à hauteur de 50%. Ce sont les auteurs et autrices, avec leurs maisons d’édition, qui font le festival. Sans eux et sans festivaliers, pas de festival et sans festival, pas de subvention publique », a ajouté l’élu.
« Nous demandons donc à l’association du FIBD (propriétaire de l’événement) et à l’organisateur (la société 9eArt+) de tirer les conclusions que cette réalité impose », a-t-il expliqué, assurant « se mettre en ordre de marche » pour trouver « un nouvel opérateur » afin d’organiser l’édition 2027.
L’organisateur critiqué
La veille, Libération annonçait que le festival ne pourrait pas se tenir en 2026 après le boycott des autrices et auteurs et l’absence annoncée des éditeurs. Des décisions en lien avec les critiques visant la société 9eArt+, pointée du doigt pour son manque de transparence, de supposées dérives commerciales et le limogeage, en 2024, d’une salariée après son dépôt d’une plainte pour viol.
L’annulation du festival avait été démentie par l’organisation auprès de Ouest-France mercredi 19 novembre. Dans un communiqué, elle formulait « l’espérance que les discussions en cours pourront permettre de trouver une solution afin que se tienne l’édition 2026, dans l’intérêt même de l’écosystème de la bande dessinée et par respect pour un public de passionné·e·s de cette forme unique de lecture ».