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Essai auto. Peugeot restyle sa talentueuse 308... |
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Une face avant discrètement retouchée constitue la plus grosse modification de ce restylage. Pour le reste, la 308 reste une voiture dynamique et confortable, dégageant un bel agrément de conduite. © Jean-Rémy Macchia, Ouest-France
Avec ce restylage, la 308 modernise son minois. Mais techniquement, rien de nouveau. Il faut dire qu’avec cette version essence à hybridation légère, Peugeot détient un atout maître vis-à -vis de la concurrence.
Visuellement, par rapport à la précédente 308, juste quelques retouches sur la face avant : bouclier légèrement élargi, feux de jour à trois griffes et une calandre ton carrosserie avec un logo rétro-éclairé sur les finitions hautes. Bref : pas de révolution. L’important reste que cette 308 reste très agréable à l’usage, et qu’elle conserve son moteur à hybridation légère, technique moins coûteuse qu’une hybridation classique et qui, ici, donne pleinement satisfaction côté consommation.
Lire aussi : La Peugeot 308 bientôt en break… et en hybride
Globalement, une sobriété intéressante
Sur route, la consommation apparaît très faible : moins de 4,5 l en éco-conduite, sans utiliser la clim. Sur autoroute, nous avons relevé 5,8 l : un très bon score. Bilan un peu moins convaincant en ville : 5,4 l. C’est moins bien qu’avec les meilleures « full » hybrides actuelles. Mais cette technique légère a aussi le mérite d’imposer moins de surcoût et moins de surpoids.

Le poste de conduite, avec petit volant et cadrans qui se regardent au-dessus, reste spécifique à Peugeot. Après accoutumance, cette disposition se révèle franchement agréable. Jean-Rémy Macchia, Ouest-France
Bon agrément de conduite
Cette hybridation se fait sentir lorsque vous relâchez le pied de l’accélérateur : le frein moteur est accentué car simultanément la batterie se recharge. Côté performances, ce petit 1.2 l se montre très talentueux, avec une belle vitalité en accélérations et en reprises.
Dans cette définition, il ne connaît plus les problèmes de courroie de distribution du PureTech : il a troqué sa courroie contre une chaîne résistante, sans souci. La tenue de route reste toujours aussi bonne, avec une direction précise commandée par un petit volant qui tombe bien en mains.
Confort séduisant pour tous
Le châssis de la 308 reste aussi un exemple pour le confort : les occupants sont très bien portés. Et par ailleurs, le niveau du bruit est toujours contenu. Agréable également : la place centrale sur la banquette, souvent sacrifiée, et qui ici se montre plutôt accueillante ; son dossier est toutefois un peu raffermi parce qu’il intègre l’accoudoir. À bord, la présentation est moderne et la finition de qualité.

Pas de modification à l’arrière, sauf sur les sorties d’échappement. Volume de coffre très correct, le meilleur de la gamme 308 : les autres versions, hybride rechargeable et électrique, offrent moins de contenance. Jean-Rémy Macchia, Ouest-France
Tarifs haut perchés mais équipement riche
33 400 € pour l’entrée de gamme : ça peut sembler vraiment cher. Mais en fait, Peugeot a supprimé les définitions d’équipement basique : dès la version Style, la dotation en série se montre très complète, avec d’office des jantes alu, un régulateur de vitesse adaptatif, une clim bi-zone, un écran central de 10 pouces, une caméra de recul, des rétroviseurs extérieurs dégivrants et rabattables électriquement et un rétroviseur intérieur électrochrome, qui s’adapte automatiquement à l’intensité de la lumière perçue.
La version GT essayée ici est encore plus riche mais elle ne constitue plus le haut de gamme absolu, qui devient la GT Exclusive, très attrayante avec sa belle sellerie en Alcantara, et facturée 1 300 € de plus. Bon à savoir : toutes les Peugeot sont désormais garanties 8 ans ou 160 000 km, au lieu des deux ans réglementaires, si vous allez dans le réseau de la marque pour les visites d’entretien.
Nous avons aimé
Très bon agrément de conduite, confort soigné, performances valables, sobriété convaincante sur route et autoroute, fonctionnement silencieux, finition de qualité, 5 places réellement utilisables et accueillantes, garantie très généreuse de 8 ans / 160 000 km.
Nous avons moins apprécié
Consommation moins convaincante en ville, commandes par l’écran central peu pratiques, affichages confus au tableau de bord.
Peugeot 308 à partir de 33 400 €
Version essayée : 308 GT Hybrid, 37 850 €
Longueur : 4,36 m
Coffre : 412 l
Moteur : 3 cylindres essence turbo, 1 199 cm3 + moteur électrique, 145 ch
Performances : 210 km/h, 0 à 100 km/h : 8,8 s.
Conso mixte : 4,8 l
CO2 : 107 à 113 g/km selon équipement
Malus : 0 à 170 € selon équipement
Principaux équipements
Jantes alu 18 pouces, radars avant et arrière, caméra de recul, accès et démarrage sans clé, tableau de bord numérique 10 pouces, écran central 10 pouces, GPS, clim automatique bi-zone, rétroviseur intérieur à ajustement automatique, 2 prises USB à l’avant, 2 à l’arrière.
Les rivales
Citroën C4 Max, 34 450 €
Même technique que la 308. Très confortable, très habitable, très bien placée en prix.

Citroën C4 Max, 34 450 €. Jean-Rémy Macchia, Ouest-France
Opel Astra Turbo Hybrid Elegance, 37 550 €
Encore le même chassis et la même motorisation que sur la 308. Confort un peu plus ferme. Prix moins compétitif que la C4.
VW Golf 1.5 eTSI 116 Style, 40 700 €
Homogène et vraiment très agréable. Mais à quel prix ! Et ici, seulement 116 ch.

VW Golf 1.5 eTSI 116 Style, 40 700 €. Jean-Rémy Macchia, Ouest-France