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EN IMAGES. Messe sur l’autoroute, réchauds… Les agriculteurs mobilisés ont passé le réveillon de Noël sur les barrages... |
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Des agriculteurs mobilisés à Cestas sur l’A63 près de Bordeaux ont passé le réveillon de Noël sur le barrage, une messe s’est également tenue ce mercredi 24 décembre 2025. © THOMAS BERNARDI/AFP
Certains agriculteurs encore mobilisés ont passé le réveillon de Noël sur les barrages autoroutiers, ce jeudi 24 décembre. À Carbonne, au sud de Toulouse, une messe a été célébrée sur l’A64 sous une tonnelle de 40 mètres de long. En tout, quinze actions étaient encore en cours selon le ministère de l’Intérieur.
Dans le Sud-Ouest, quelques barrages routiers ont été maintenus par les agriculteurs mobilisés contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ces derniers ont célébré le réveillon de Noël mercredi 24 décembre 2025, après une dizaine de jours de mobilisation. En début de soirée, ce jour de réveillon, le ministère de l’Intérieur recensait 15 actions mobilisant 140 personnes.
Environ 300 personnes réunies à Carbonne, au sud de Toulouse
Sur l’A64 à Carbonne, au sud de Toulouse, une nouvelle tonnelle longue de près de 40 mètres a été installée pour abriter, à 21 h, la messe de Noël, rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Environ 300 agriculteurs et habitants des environs, dont le soutien est constant depuis l’installation du campement le 12 décembre, ont assisté à la cérémonie.

Une tonnelle de 40 m de long a été installée sur l’A64 à Carbonne pour célébrer la messe de Noël, mercredi 24 décembre. Matthieu RONDEL/AFP

Figure de la mobilisation agricole, l’éleveur mobilisé Jérôme Bayle s’exprime durant la messe de Noël sur l’A64 à Carbonne. Matthieu RONDEL / AFP

Près de 300 personnes ont assisté à la messe de Noël sur l’A64 à Carbonne. Matthieu RONDEL/AFP
Sur le barrage de l’A63 à Cestas, au sud de Bordeaux, quelques dizaines de manifestants se sont retrouvées pour un réveillon « façon auberge espagnole » sous le pont de l’échangeur d’autoroute, entre barnums, planchas, réchauds à gaz et crèche illuminée, a constaté un journaliste de l’AFP, avec un marché de producteurs et une messe prévue.

Des agriculteurs mobilisés se réchauffent au coin d’un feu à Cestas près de Bordeaux sur l’A63, le soir du réveillon. Thomas BERNARDI/AFP
Sur l’A64 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques), la messe de minuit était prévue à 22 h 30, selon la Coordination rurale 64, qui prévoit aussi une parade de tracteurs dans Pau jeudi soir.
Selon la gendarmerie, la circulation était toujours entravée mercredi matin sur l’A63 au sud de Bordeaux, sur l’A64 qui longe les Pyrénées de Toulouse à Bayonne, sur l’A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et sur l’A75 en Lozère et en Aveyron.
« C’est la survie de nos exploitations qui est en jeu »
« On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. […] On veut que tous ces agriculteurs qui sont dans le dur, arrivent à passer le cap de l’année 2026 », avait déclaré mardi soir Jérôme Bayle, figure de la contestation, à l’issue d’une rencontre avec le préfet de Haute-Garonne. « Malheureusement, on a un interlocuteur qui est borné, mais on est déterminé. C’est la survie de nos exploitations qui est en jeu, donc s’il faut y passer un mois, on y passera un mois », a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, autre éleveur mobilisé à Carbonne.
Depuis le début de l’épidémie en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur « trois piliers » : l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements. Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.
En Haute-Garonne, 72 vaches ont été abattues mardi après la détection d’un nouveau cas de DNC, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude.