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« Nous regrettons le manque de dialogue avec les services de l’Éducation nationale »... |
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Marie-Pierre Missioux regrette le manque de dialogue avec les services de l’Éducation nationale et demande le report d’un an de cette fermeture. © CO
Présente avec plusieurs membres du Conseil municipal de Cherveux (Deux-Sèvres), Marie-Pierre Missioux, maire, est montée au créneau et s’insurge contre la fermeture d’une classe.
Solidaires du mouvement de protestation contre la fermeture annoncée d’une classe à l’école de La Fontaine, le Conseil municipal regrette une telle décision et demande le report d’un an.
Marie-Pierre Missioux : La commune de Cherveux a pris connaissance avec regret de la décision de l’Éducation nationale de procéder à la fermeture d’une classe au sein de son école. Si nous constatons, comme chacun, une baisse des effectifs scolaires, nous avons toujours adopté une position responsable et constructive. Nous ne sommes pas opposés par principe à une fermeture, dès lors qu’elle s’inscrit dans une logique cohérente, concertée et respectueuse des réalités locales.
« La commune continuera de défendre une école de qualité »
Elle poursuit : En ce sens, un départ à la retraite est d’ores et déjà programmé à l’issue de l’année scolaire 2027-2028. Cette échéance constituait une opportunité évidente de mettre en œuvre une fermeture « douce », sans impact sur les personnels en poste et sans déstabiliser l’organisation pédagogique de l’école. Cette solution de bon sens n’a malheureusement pas été retenue. Nous regrettons également le manque de dialogue avec les services de l’Éducation nationale.
La commune souhaite rappeler l’effort conséquent consenti depuis plusieurs années pour accompagner les politiques éducatives de l’État. Lors de la création de deux classes successives en 2011 et 2012, la collectivité a engagé un programme d’agrandissement de l’école à hauteur d’environ un million d’euros, avec le soutien de financements publics. Au-delà de cet investissement structurant, la commune a également fait le choix d’accompagner activement la modernisation pédagogique en équipant l’ensemble des classes de tableaux numériques interactifs, permettant ainsi aux enseignants de disposer d’outils adaptés aux évolutions des pratiques éducatives
.Par ailleurs, fidèle à son engagement en faveur de la réussite et de l’épanouissement des élèves, la commune a fait du sport à l’école une priorité, en cohérence avec les orientations nationales. Elle met ainsi à disposition de l’Éducation nationale un éducateur sportif qui intervient en appui des enseignants, contribuant à enrichir l’offre éducative et à promouvoir l’activité physique dès le plus jeune âge
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Pas de réelle concertation
Cette situation interroge : il ne peut être demandé aux élus locaux d’être pleinement au rendez-vous lors des ouvertures de classes, en investissant massivement pour adapter les équipements et améliorer les conditions d’enseignement, tout en leur imposant, quelques années plus tard, des fermetures de classes sans réelle concertation
.Par ailleurs, l’enseignante concernée exerce à Cherveux depuis près de 13 ans et totalise 29 ans d’ancienneté générale de service. Cet élément mérite d’être pris en considération dans les arbitrages. La logique de la carte scolaire ne peut être uniquement comptable. Elle doit relever d’une approche fine, au plus près des territoires, attentive à leurs particularités et à leurs besoins. En matière d’éducation, il convient de « faire de la dentelle » plutôt que d’appliquer des décisions uniformes et comptables.
La commune de Cherveux reste pleinement mobilisée et continuera de défendre une école de qualité, adaptée aux besoins de ses enfants et respectueuse de l’engagement de ses enseignants.