Accueil Info Info en continu « L’idée, faire tomber la honte » : ils libèrent la parole des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs

« L’idée, faire tomber la honte » : ils libèrent la parole des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs

...
photo  djam’b, art-thérapeute, proposent des pistes pour la fresque collective à créer au sein des rencontres de l’aftoc.  ©  co 1

Djam’b, art-thérapeute, proposent des pistes pour la fresque collective à créer au sein des rencontres de l’Aftoc. © CO

Ils vivent ou ont vécu avec les TOC, troubles obsessionnels compulsifs. Et ils en parlent, lors de rencontres régulières organisées dans un café de la place de la Brèche à Niort.

Les rencontres ont lieu tous les deux mois, dans un lieu-dit ouvert, en l’occurrence un bar, sur la place de la Brèche à Niort. L’anonymat, la bienveillance et l’absence de jugement sont au programme : les gens sont libres de venir et de partir comme ils veulent, soulignent Josiane et Rémy, animateurs formés par l’Association française des personnes souffrant de TOC (Aftoc). Eux-mêmes sont en rémission de troubles obsessionnels compulsifs »,plus connus sous l’acronyme TOC.

> À LIRE AUSSI : « Je ne pensais pas qu’on en était capable » : ils s’affranchissent de leurs handicaps pour illustrer leur résilience

Plus de 30 villes en France organisent ce type de rencontres. Cela répond à un vrai besoin, car environ 3 % de la population souffre de TOC , assure Josiane. Avant d’ajouter : L’idée est de faire connaître les TOC et de faire tomber la honte, afin que les personnes sachent qu’elles ne sont pas seules. Il s’agit aussi de libérer la parole.

« Le cerveau met en place une sorte de protection »

Samedi 28 mars, la séance était principalement consacrée à l’art-thérapie avec la présence de Djam’b, qui exerce notamment au foyer de vie des Genêts. L’objectif, c’est une fresque à réaliser en collectif. L’intérêt sera de vous exprimer. L’esthétique et le beau ne sont pas essentiels. Je vais accompagner votre expression pour que la magie opère. Vous avez droit de réaliser et proposer sans jugement. Tout le monde peut voir quelque chose de différent et tout le monde a raison, explique l’artiste au groupe de huit personnes présentes dont certaines sont des parents aidants. La fresque pourra circuler dans les écoles, les hôpitaux ou d’autres établissements pour faire parler de la maladie et la faire sortir de l’enfermement , ajoute Rémy.

> À LIRE AUSSI : « L’écriture a été une thérapie » : elle s’est lancée dans l’aventure d’autrice indépendante et sort son second livre

Les TOC se déclenchent souvent à l’adolescence, en lien possible avec un trauma. Le cerveau met en place une sorte de protection face à un danger éventuel, et cela devient une maladie qui nécessite des rencontres avec un psychologue pour se déshabituer des rituels, et de consulter un médecin psychiatre pour des soins médicamenteux, expose l’animatrice Josiane.

Le témoignage de Marcel

Participant régulier aux rencontres niortaises, Marcel, retraité, confirme en témoignant : J’ai eu une alerte à la puberté, puis rien durant 30 ans. À 50 ans, un burn-out a tout fait rejaillir. J’ai eu besoin d’un suivi psy à Bordeaux où je suis allé une centaine de fois de 2000 à 2010. J’ai aussi participé à des groupes de parole à Bordeaux puis à Niort. Je m’estime, comme beaucoup ici, en rémission car il faut rester vigilant, un retour de bâton peut vite arriver. Mais il faut également valoriser chaque progrès.

Les animateurs expliquent : Les TOC, ce sont des rituels sans fin. Cela pourrit le quotidien et ces troubles sont très chronophages. Ce sont des souffrances terribles pour la personne mais aussi pour son entourage. Marcel reconnaît ainsi que son couple n’a pas résisté à la tempête qui le minait intérieurement.

Les prochains rendez-vous de l’Aftoc Niort auront lieu les 30 mai, 25 juillet et 26 septembre, toujours au B Pub, place de la Brèche, dans une salle confidentielle.

Renseignements complémentaires sur le site niort@aftoc.org.

 
Courrier de l'Ouest  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Niort

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Débat. Les réseaux sociaux aggravent-ils l'anxiété des jeunes ? 5
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut