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« Elle arrivait en Porsche à la brigade » : une gendarme accusée d’avoir soutiré un million d’euros à un retraité... |
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L’ancienne gendarme est accusée d’avoir soutiré un million d’euros à un riche retraité, lorsqu’elle exerçait en Charente. Photo d’illustration. © Archives Ouest-France
Une ancienne gendarme est accusée d’avoir soutiré un million d’euros à un riche retraité et d’en avoir fait profiter cinq de ses proches. Ces derniers ont été mis en examen, tout comme l’ancienne gendarme. Les faits se seraient déroulés en 2022 lorsqu’elle travaillait à la brigade territoriale de Hiersac, à l’ouest d’Angoulême, en Charente.
Une ancienne gendarme est accusée d’avoir soutiré un million d’euros à un riche retraité, lorsqu’elle exerçait en Charente, et d’en avoir fait profiter cinq de ses proches, mis en examen à leur tour jeudi 26 février 2026, a appris l’Agence France-Presse (AFP) ce vendredi, de source proche de l’enquête.
En 2022, alors qu’elle travaillait à la brigade territoriale de Hiersac, à l’ouest d’Angoulême, cette femme de 34 ans avait rencontré cet homme à la retraite, qui s’était installé dans un village charentais après avoir fait carrière dans l’agro-industriel dans le Nivernais, selon le quotidien La Charente Libre, qui a révélé l’affaire.
La gendarme rendait des services et faisait le ménage
Ils se sont liés d’amitié, confirme une autre source proche du dossier. La gendarme a tout d’abord rendu des services, faisant le ménage et les courses du retraité. Elle aurait ensuite abusé de la faiblesse de cet homme en détournant des Louis d’or ou des actions en bourse, pour environ un million d’euros de préjudice. L’homme est depuis décédé en avril 2025, à l’âge de 90 ans.
Un ancien collègue a confié à La Charente Libre que les gendarmes avaient été « intrigués […] de la voir arriver en Porsche à la brigade de Hiersac ».
La gendarme interpellée en mai 2025
La gendarme, devenue officier de police judiciaire en février 2024, selon un arrêté du Journal officiel, a été interpellée en mai 2025, mise en examen puis écrouée durant plusieurs semaines, selon la source proche de l’enquête. Elle a été remise en liberté, sous contrôle judiciaire et n’exerce plus le métier de gendarme.
Cette semaine, la mère de cette femme, deux ex-petits amis et deux de ses sœurs ont été interpellés par les gendarmes de la brigade de recherches de Cognac, entre la Normandie, d’où est originaire la gendarme, et la Charente.
Soupçonnés d’avoir bénéficié de cadeaux payés avec l’argent généré par cet abus de faiblesse, ils sont poursuivis pour recel et blanchiment et ont tous les cinq été placés sous contrôle judiciaire, jeudi matin, avec l’interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres, selon la source proche de l’enquête.
Le parquet d’Angoulême ne souhaite pas s’exprimer sur cette affaire et l’information judiciaire se poursuit. L’abus de faiblesse ou l’abus de l’état d’ignorance, qui consiste notamment à profiter de la situation de vulnérabilité, de l’âge de la victime, est puni de trois ans de prison et de 375 000 € d’amende.