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« À l’opposé de mes valeurs » : une couturière refuse de retoucher les vêtements Shein et Temu... |
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À Bordeaux, une couturière a annoncé qu’elle refuserait désormais de retoucher les habits issus de la fast fashion. Photo d’illustration. © CJMM / Pixabay
Une couturière bordelaise a annoncé sur les réseaux sociaux ne plus accepter les vêtements provenant de la fast fashion, a repéré « Le Figaro » mardi 11 novembre. Ses clients ne peuvent désormais plus lui déposer des habits des marques Shein, Temu ou Aliexpress. Une position saluée par le maire écologiste de Bordeaux.
À Bordeaux, une couturière a décidé de mener à son échelle une guerre contre la fast fashion. La propriétaire de la boutique Rue des rêves a récemment annoncé sur les réseaux sociaux ne plus accepter des vêtements des marques Shein, Temu ou Aliexpress. « Il faut tout reprendre et la retouche coûte plus cher que le vêtement de base », a-t-elle argumenté auprès du Figaro mardi 11 novembre 2025.
Sur Instagram, Aurélie Delisle a expliqué sa position. « Nous constatons que de plus en plus de personnes nous apportent des vêtements issus de la fast fashion », s’est-elle désolée tout en prônant « une mode responsable et durable ». Elle a reconnu que travailler sur ces habits ne lui convient pas. « Cela m’a toujours dérangée, car cela va à l’opposé des valeurs de l’atelier », a-t-elle indiqué en demandant à ses clients de la soutenir.
Contre les méthodes de Shein
La commerçante a pris cette décision en voyant les images des clients devant le BHV du Marais à Paris, qui a accueilli Shein dans son magasin. « J’ai été convaincue que cela ne correspondait pas aux valeurs que je prône », a-t-elle résumé à nos confrères. Elle dénonce aussi les méthodes de la marque : voler les designs des créatrices françaises pour proposer toujours plus d’habits à bas coût sur son site Internet.
Cette position lui a valu les félicitations du maire écologiste de Bordeaux, Pierre Humic. Dans un message posté sur les réseaux sociaux, repéré par Le Figaro, il a salué « cette décision pleine de sens ». Sur Instagram, la commerçante a expliqué à ses clients que « choisir nos services, c’est contribuer à une démarche éthique et locale ». La demande de suspension de la plateforme, voulue par le ministère de l’Intérieur, sera examinée par le tribunal de Paris le 26 novembre 2025.