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Karaté. En Deux-Sèvres, « 90 % des karatékas pratiquent leur discipline en loisir »... |
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Martial Roux a participé à un entraînement à Thouars samedi 27 septembre 2025. © CO
Directeur technique du comité départemental, Martial Roux, ceinture noire cinquième dan, a commencé le karaté il y a un demi-siècle. À l’occasion de son passage à Thouars fin septembre, celui-ci a fait le point sur la pratique en Deux-Sèvres.
Quel est le nombre de licenciés dans les Deux-Sèvres ?
Martial Roux : « Plusieurs clubs et associations proposent la pratique du karaté et ont aussi d’autres disciplines associées. En ce qui concerne le karaté, douze clubs dans le département proposent exclusivement la pratique de cet art martial, ce qui représente 550 licenciés. Le karaté peut se pratiquer de 7 à 77 ans. À Parthenay, nous avons même ouvert une section pour les enfants âgés de 5 à 7 ans et nous avons un créneau qui allie karaté et entretien de la santé. »
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Quelle image du karaté est la plus représentative de votre sport ?
« Je n’aime pas les images de combat. Je préfère les photos individuelles ou les entraînements en groupes. Le karaté est une discipline martiale dont les techniques visent à se défendre puis à répondre par une attaque au moyen des différentes parties du corps. Des clubs, comme celui de Thouars, proposent des cours de self-défense. Les vingt préceptes du karaté voudraient qu’il n’existe pas d’attaque pure et dure de la part d’un karatéka. C’est un sport qui impose les valeurs de respect, politesse et discipline. Le karaté exige un équilibre du corps, favorise et développe le contrôle de soi et il est recommandé pour la santé. »
Regrettez-vous que le karaté ne soit pas un sport olympique permanent ?
« La présence du karaté aux Jeux olympiques offrirait une vitrine à  notre sport et susciterait probablement des vocations notamment chez les plus jeunes. En revanche, sur le côté sportif, il serait à craindre que la Fédération française de karaté axe plus sa politique sur la compétition et les résultats, et qu’elle consacre l’essentiel de ses moyens à un groupe de sportifs en oubliant les autres pratiquants. Dans les Deux-Sèvres, nous avons seulement 10 % de compétiteurs. 90 % de jeunes et d’adultes font du karaté pour le plaisir, en loisir. »