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Football. « Une situation critique » : le propriétaire des Girondins de Bordeaux alarmiste... |
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Gérard Lopez, président des Girondins de Bordeaux, est inquiet pour l’avenir de son club. © PHOTO : THIBAUD MORITZ/AFP
Dans un entretien accordé à l’AFP, jeudi 18 juillet, Gérard Lopez, reconnaît que le club des Girondins de Bordeaux, dont il est le propriétaire, se trouve dans « une situation critique ».
Gérard Lopez, propriétaire des Girondins relégués en National à titre conservatoire pour raisons financières, reconnaît jeudi 18 juillet dans un entretien à l’AFP « une situation critique » à cinq jours de passer devant la DNCG d’appel. « Des scénarios, il y en a trois sur la table, dont la liquidation et la disparition du club », a prévenu l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois, qui ne devrait pas réinvestir pour combler les 42 millions d’euros qui manquent pour repartir en L2.
L’hypothèse de la disparition des Girondins de Bordeaux a un peu plus pris corps en début de semaine, quand la vente du club à Fenway Sports Group a capoté. « La non-montée en L1 la saison dernière (2022-2023) a été la vraie douche froide, le vrai coup de massue. On est passé à un point de tout changer en montant mais il y a eu le match à Annecy, le match lunaire contre Rodez. Bordeaux n’est pas du tout taillé pour la L2 », explique Gérard Lopez.
Pas de garanties sportives
La première journée de la saison suivante (2023-2024) s’était soldée par une défaite à Pau (3-0). « C’est là qu’on a décidé, si l’on n’arrive pas à remonter en L1, de faire rentrer des partenaires. Le premier était un fonds d’investissement qui, en janvier, voulait avoir une certitude sportive qu’on allait jouer la montée. On était incapable de donner cette garantie. Le second était une banque qui voulait la garantie, en mars, qu’on ne descende pas en National, ce qu’on a pu garantir que très tard dans la saison. »
En avril, le club a été recontacté par Fenway Sports Group, « et là sont apparus deux éléments primordiaux. D’abord les coûts de fonctionnement du club et surtout du stade, entre le loyer annuel et les arriérés (42,5 millions d’euros estimés). Puis le deuxième aspect, le plus catastrophique pour nous : la non-décision sur les droits TV », ce qui a provoqué le retrait de Fenway.
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La situation financière requiert désormais 42 millions d’euros d’investissement, hors vente de joueurs, selon Gérard Lopez. « C’est pour cela qu’on a cherché à s’adosser avec quelqu’un, pour partager le risque. Avec la crise des droits TV, il y a une tempête parfaite, avec des nuages gris virant au noir foncé, tout simplement parce que de façon macro-économique, le foot français vient de prendre une claque et nous, on est en première ligne car en termes de timing, on était en négociations avec des gens pour qui c’était important. »