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Athlétisme - Décryptage. L’échauffement, étape inéluctable de l’hiver... |
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Cerizay, dimanche 23 novembre. Bien qu’adepte du cross-country, Garance Fradin ne raffole pas des conditions hivernales. © CO – Thomas NYD
Les frimas venus, les athlètes continuent de s’entraîner et aussi de concourir. Et la météo hivernale nécessite de prendre quelques précautions.
Rompue à l’hiver, Garance Fradin (Sèvre Bocage AC) ajuste sa préparation aux compétitions en salle et aux cross différemment :  J’essaie d’y consacrer un peu plus de temps que d’habitude, mais globalement je ne change pas beaucoup ma routine d’échauffementÂ
.  J’y accorde davantage d’attention en hiver qu’en été, car comme il fait froid, on se refroidit plus vite et les muscles sont plus raides. Le risque de blessure est donc plus élevéÂ
, poursuit Jessica Lallemand (CA Parthenay), qui se montre précautionneuse.  Mon échauffement est généralement plus long et plus progressif. J’essaie aussi de faire moins de pauses pour ne pas perdre la chaleur.Â
« La période la plus compliquée »
De son côté, la Sbaciste spécialiste du 800 m et du saut en hauteur s’intéresse principalement au rythme :  Mon échauffement est un peu plus long et je prends le temps d’augmenter l’intensité progressivementÂ
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Malgré ces précautions, les deux athlètes ne se sentent pas toujours à l’aise.  Il m’est arrivé de temps en temps d’avoir de mauvaises sensations, en tout cas beaucoup plus qu’en été. Il y a eu plusieurs séances difficiles où je n’ai pas réussi à réaliser les temps habituels. Il est plus compliqué d’avancer, surtout en début de séanceÂ
, révèle la Bocaine.  Il m’arrive de ressentir des petites gênes que je n’éprouve pas en été, surtout au début de la séance, mais rien qui persiste heureusementÂ
, ajoute la Parthenaisienne.
Le spectre de la blessure est tout de même bien présent.  Lorsqu’il fait froid les muscles sont moins élastiques. Donc sans échauffement suffisant, les muscles sont plus vulnérables aux claquages, contractures ou élongations. Mais je pense que le risque est plus important pour les sprinteurs que pour les demi-fondeurs, car leurs entraînements sont plus explosifs et à haute intensité. Pour nous, les demi-fondeurs, c’est plus progressif et continuÂ
, détaille Jessica Lallemand. Pour Garance Fradin,  il faut aussi savoir adapter les séances en fonction de la météo et des sensations afin de limiter les risques de blessureÂ
. Ne pas s’obstiner donc.
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Dans ces conditions, la Sbaciste ne serait pas contre une fin d’hiver anticipée.  C’est la période la plus compliquée, donc j’ai hâte que les températures augmentent, aussi bien globalement que sur la durée de la journée. J’attends le printemps avec impatience.Â
Un avis que ne partage pas la Gâtinaise :  Même si je préfère le printemps et ses conditions plus agréables, je ne suis pas pressée que l’hiver se termineÂ
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