|
Athlétisme - Décryptage. Après quoi les athlètes courent-ils ?... |
1
Cerizay, le 26 juin. Margaux Hinschberger est licenciée au Stade niortais. © CO - Christophe BERNARD
Références dans la région et au-delà , Margaux Hinschberger (33 ans) et Samuel Daviaud (24 ans) pratiquent l’athlétisme depuis de nombreuses années. Mais qu’est-ce qui les motive à poursuivre leur carrière ?
Quand il a débuté, Samuel Daviaud avait des rêves en tête : Je voulais être le plus rapide. Avec déjà un bon esprit de compétition, je rêvais des JO, des grandes compétitions. Enfant, on rêve tous de pouvoir y participer un jour.
Comme tout athlète jeune et insouciant, je rêvais d’être la meilleure de la catégorie dans ma discipline
, poursuit la Niortaise Margaux Hinschberger. Dans sa discipline, le 100 m haies, les exemples étaient nombreux. Je n’avais pas d’idole, mais je courais à l’époque de Sandra Gomis, Alice Decaux ou encore Cindy Billaud. J’admirais ces athlètes de haut niveau.
« Je cours après le temps »
Son coéquipier stadiste avait d’autres références lors de ses débuts en 2009. Comme beaucoup à l’époque, c’était Usain Bolt. J’ai aussi découvert l’athlé dans sa globalité et d’autres idoles, comme Aries Merritt quand je faisais des haies et Christian Taylor pour les sauts
, détaille Samuel Daviaud.
Surviennent alors les premiers succès. Devant mes parents et mes proches, j’étais fier
, raconte le sprinteur sauteur. La hurdleuse se souvient de la satisfaction d’être devant les autres, d’avoir été meilleure à l’instant T et de la fierté du travail accompli
: Je me disais que je ne m’entraînais pas pour rien.
Forcément, ceux-ci s’accompagnent d’échecs. Au lycée, j’ai compris qu’il y aurait des limites. Avec la maturité, on prend conscience de nos capacités
, précise le Stadiste. Sa coéquipière, elle, ne s’est jamais laissée aller au rêve : J’étais assez terre à terre pour vite me rendre compte que je ne serai jamais championne du monde.
Mais alors qu’est-ce qui pousse ces athètes à poursuivre ? C’est toujours la passion, mon esprit de compétition et la volonté de me dépasser et de progresser
, avance Samuel Daviaud. La fille de Philippe Hinschberger met en avant des éléments similaires : J’adore m’entraîner, les émotions que les compétitions procurent. J’aime pratiquer un sport qui me permet de m’entretenir physiquement. Je suis en couple avec un entraîneur d’athlé avec lequel on partage la même passion. Et j’aime me fixer des objectifs quel que soit mon niveau. Je cours après la performance et après le partage avec les autres athlètes.
Aujourd’hui, je cours après le temps parce que je veux toujours courir plus vite et sauter plus loin, mais aussi le temps au sens propre, parce que je sais qu’un jour je vais arrêter de progresser et qu’il faut que je profite des saisons qu’il me reste
, boucle le Niortais Samuel Daviaud.