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Athlétisme. La Niortaise Margaux Hinschberger espère « en profiter encore un peu »... |
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Margaux Hinschberger appréhende sa fin de carrière. © CO – Christophe BERNARD
Margaux Hinschberger prend part ce samedi à l’Open de France à Talence (Gironde). Un rendez-vous que l’athlète senior du Stade niortais ambitionne de vivre à fond.
Dans quel état d’esprit êtes-vous au moment d’aborder l’Open de France ?
Margaux Hinschberger : « Je suis contente d’être qualifiée pour cette compétition. Même si la saison est longue et que j’apprécierais la coupure des vacances. Car je sais qu’il ne me reste peu de rendez-vous de ce type à vivre. »
Pour quelles raisons ?
« J’ai 33 ans. Depuis plusieurs saisons, j’ai la certitude que je ne referai plus de chrono de 13’’50 sur 100 m haies, même en m’entraînant encore cinq fois par semaine. Je suis moins puissante. Mais je veux encore en profiter. Il sera bientôt temps de passer à autre chose. »
C’est-à -dire ?
« Je continue à m’entraîner beaucoup pour continuer. Mais seulement pour réussir des chronos moyens. C’est à ce prix-là qu’on peut poursuivre les haies hautes. Quand tu arrêtes, tu sais que tu n’en referas plus jamais. Ce n’est pas comme le tennis ou les sports collectifs. Quand j’aurais stoppé, j’irai faire du vélo ou courir pour le plaisir. Mais j’ai quand même un peu peur de cette vie sans objectif sportif. »
« Je n’arrive pas à concrétiser »
Revenons sur votre saison, comment l’avez-vous vécu ?
« J’ai beaucoup couru en juin, mais à chaque fois dans des conditions très compliquées, on a fait quatre compétitions sous la flotte. Ça rend très difficile la réalisation de bons chronos. Pourtant les sensations sont bonnes et les temps intéressants à l’entraînement. Stéphane (Baigue, son entraîneur, NDLR) m’a dit cette saison que je pouvais envisager un temps sous les 14’’. Je n’y suis pas parvenue. »
Est-ce que la raison peut être psychologique ?
« Je ne sais pas, car je ne me sens pas stressée en compet. Mais je n’arrive pas à concrétiser ce que je réalise en séance. Dimanche dernier aux régionaux à Limoges, j’étais nulle. Une seule fois, j’ai réussi une course satisfaisante cette saison, c’était au meeting Bobin à Cerizay. »
Quel sera votre objectif ce week-end ?
« J’espère passer les séries et me qualifier pour les demi-finales. Après, je sais que ça ira trop vite pour moi. Et si je peux faire un chrono, ce sera top. »