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Un « chamane » de 77 ans jugé devant la cour criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineurs... |
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Un homme de 77 ans, directeur d’un centre ésotérique situé à Bort-les-Orgues (Corrèze), est jugé à partir de lundi 23 mars 2026 devant la cour criminelle. Photo d’illustration. © JOEL LE GALL / ARCHIVES OUEST-FRANCE
À partir du lundi 23 mars, en Corrèze, un ancien dirigeant d’un centre ésotérique comparaît pour viols et agressions sexuelles sur mineurs. L’homme de 77 ans encourt jusqu’à 20 ans de prison.
L’ancien directeur de « l’École de la Connaissance », un centre ésotérique situé à Bort-les-Orgues (Corrèze), comparaît devant la cour criminelle de Corrèze pour quatre jours de procès, à compter du lundi 23 mars 2026. Aujourd’hui âgé de 77 ans, ce « druide » autoproclamé est notamment poursuivi pour des chefs de viol sur mineur de 15 ans, corruption de mineur de 15 ans, ainsi que viol et agression sexuelle commis en réunion, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine . Il encourt jusqu’à 20 ans de prison.
Une plainte déposée en 2021
L’homme avait été interpellé le 12 octobre 2021 dans son établissement, en même temps que trois autres personnes, après le dépôt de plainte d’une « adepte » et ex-compagne. Celle-ci l’accusait d’avoir violé sa fille, alors âgée de 14 ans. L’enquête, confiée au pôle criminel de Limoges, a permis d’identifier d’autres victimes de viols et d’agressions sexuelles.
Comme l’explique Le Populaire du Centre , le septuagénaire soumettait ses adeptes sous couvert de promesses d’élévation spirituelle, à un « dressage sexuel ». Des témoignages, relayés par nos confrères, ont mis au jour des séances d' « humiliations et d’orgies en groupe, le tout, parfois filmé ». Selon le parquet de Tulle à l’époque, « dans le vocabulaire du groupe, pour pouvoir accéder à une élévation spirituelle, il faut tuer son ego et cela commence par un dressage sexuel », rapporte encore France 3.
Plusieurs accusés devant la cour
La femme ayant entretenu une relation avec le prévenu entre 2017 et 2019, à l’origine de la plainte, comparaît également sur le banc des accusés. Elle est notamment poursuivie pour « non-dénonciation de crime », « corruption de mineur de 15 ans » et « viol commis en réunion ». « [La mère] fait partie des gens qui sont tombés sous la coupe de cet homme-là et dans l’enfer de cette emprise sectaire », a résumé Maître Karine Bourdié, l’avocate de la mise en cause, citée par le journal local.
Une deuxième coaccusée est, elle, poursuivie pour « agression sexuelle commise en réunion », ainsi que pour « complicité de viol commis sur un mineur de 15 ans ».
Sur les quatre victimes présumées identifiées au terme de quatre ans d’instruction, deux se sont constituées parties civiles à l’audience. « Nous attendons que Roger Surin assume tout ce qu’il a fait, cette emprise qu’il avait sur les autres, et qu’il puisse effectivement reconnaître le rôle énorme qu’il a joué dans cette affaire », a expliqué Maître Christine Marche, avocate de l’une d’elles, qui a demandé le huis clos en raison de la minorité de sa cliente au moment des faits.