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Suspicion de viol à Châteauroux : un homme placé en garde à vue plusieurs mois après une plainte... |
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Un suspect a été interpellé mercredi 4 février 2026 après le dépôt d’une plainte pour viol à Châteauroux (Indre). Photo d’illustration. © JOËL LE GALL / ARCHIVES OUEST-FRANCE
Une femme avait déposé une plainte pour viol à Châteauroux (Indre) en juillet 2025, soupçonnant une soumission chimique. Elle s’était réveillée nue dans un appartement inconnu après une fête. Un homme a été interpellé et placé en garde à vue mercredi 4 février.
Plusieurs mois après une plainte déposée par une femme affirmant avoir été droguée et violée à Châteauroux (Indre), un homme a été interpellé et placé en garde à vue mercredi 4 février 2026. Pour des raisons médicales, le suspect arrêté à Bordeaux (Gironde) n’a pas pu être transféré à Bourges (Cher) pour y être déféré, rapporte La Nouvelle République .
Jeudi 3 juillet 2025, la plaignante âgée d’une trentaine d’années avait participé à une soirée dans le centre-ville de Châteauroux. La fête s’est ensuite poursuivie dans l’appartement de l’une des participantes. La femme a expliqué s’être réveillée le lendemain dans un logement inconnu, seule, « complètement sonnée » et entièrement nue. Elle ne se souvenait de rien.
Des tests sanguins
Avec l’une de ses proches, elle s’est ensuite rendue aux urgences. Les analyses n’ont pas confirmé « la suspicion de soumission chimique » mais montré « une prise de traitement médicamenteux incompatible avec une consommation excessive d’alcool », avait précisé en septembre le parquet de Châteauroux, cité par Le Parisien . Le sang contenait du bromazépam, le principe actif du Lexomil. Un anxiolytique qui n’avait pas été prescrit à la trentenaire, a affirmé son avocat.
D’après nos confrères, la plaignante et le suspect étaient des connaissances. Ce dernier a déménagé hors du département au cours de l’été dernier.  « La victime présumée était fortement alcoolisée, ce qui suffit en soi à établir une notion de contrainte si le passage à l’acte sexuel avec le mis en cause est avéré » a fait savoir le procureur de la République de Châteauroux David Marcat.