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Près de Parthenay. Cet ancien militaire rénove seul un gîte du sol au plafond... |
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Stéphane Forestier est un passionné de BD. © CAMILLE BOUJU
À Ménigoute, Stéphane Forestier rénove un vieux bâtiment. Cet ancien militaire avance de projets en projets. Dans cette commune, c’est un gîte qu’il veut bientôt ouvrir. Il fait tout à la main.
Il est 11 heures quand la commune de Ménigoute s’agite, ce dimanche 25 juillet. Il y a du mouvement à la boulangerie. Elle ferme à 13 heures, c’est le moment d’aller chercher son pain. Une rue plus loin, en plein soleil, un homme pose des pierres blanches sur un mur. C’est Stéphane Forestier qui rénove un vieux bâtiment.
On m’a dit que c’était un ancien abattoir. On voyait la lumière à travers le toit
, raconte-t-il sans s’arrêter de travailler. Sur les murs, il a trouvé écrit d’anciennes commandes. Aujourd’hui, le bâtiment n’a plus rien d’un abattoir. Stéphane le rénove pour en faire un gîte, Le Clôt de Loup
. Sur la façade, il pose des pierres façon pierres apparentes
.
Un projet ambitieux
J’ai appris que les pierres étaient posées à l’horizontale, donc j’essaye de reproduire ça tout en gardant une irrégularité qui rendra le mur plus authentique
, explique-t-il.
Plusieurs voisines s’arrêtent le saluer, les unes après les autres. C’est vraiment magnifique ce que tu fais
. Elles observent le résultat. Ça fait quatre jours que Stéphane travaille sur cette façade.
Il a acheté cet édifice il y a six ans pour ne pas faire mourir le bâtiment
. Au départ, il ne savait pas vraiment ce qu’il pouvait en faire. Il n’avait pas besoin de stocker quoi que ce soit. Alors il s’est dit :Pourquoi ne pas essayer de faire un gîte ?
. Essayer, il insiste, parce qu’il ne sait pas si le projet verra le jour.
Stéphane n’est pas du bâtiment. Cet ancien militaire, originaire de Saint-Maixent-l’École, a quitté l’armée et son poste de professeur de sport, il y a cinq ans. Aujourd’hui, il est jardinier. Il faut savoir passer à autre chose et remettre les priorités en place
.
Sa priorité aujourd’hui : ses deux enfants de 12 et 15 ans.
« Il faut se lancer »
Ce gîte c’est un défi qu’il se lance. Je trouve ça intéressant de se dire je vais essayer de réaliser ce projet
.
Il espère pouvoir l’inaugurer en janvier 2022. Tout est à faire, l’alimentation en électricité, les entrées d’eau mais ça ne l’effraie pas. Pour lui, il faut se lancer parce qu’on a le droit à l’erreur et que les gens sans projets sont des gens tristes
.
La cloche de l’église sonne. Il est midi. Mais Stéphane ne compte pas s’arrêter de sitôt. « Quand on veut réaliser quelque chose, il faut y mettre les moyens et ne pas repousser à plus tard. »