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Niort. Décès de Pierre Ropiquet, dernier déporté survivant des Deux-Sèvres... |
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Pierre Ropiquet en 2015 lors d’une remise de médailles. © Archives CO - Marie DELAGE
Nous venons d’apprendre le décès, à l’âge de 96 ans, de Pierre Ropiquet, résistant et ancien déporté.
Nous venons d’apprendre le décès, à l’âge de 96 ans, de Pierre Ropiquet, dernier déporté survivant de Niort et des Deux-Sèvres.
Le maire de Niort, Jérôme Baloge, lui rend hommage dans le communiqué suivant :
« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris ce jour le décès de Pierre Ropiquet, dernier déporté niortais encore en vie. Résistant de la première heure, c’est en voulant rallier l’Angleterre qu’il sera arrêté par la Gestapo à l’âge de 19 ans. Transféré à Compiègne, il reste trois semaines dans un camp jusqu’en juillet 1944. Il est ensuite transféré au camp de Dachau. Déplacé plusieurs fois, il décide en avril 1945 de se cacher dans l’infirmerie du camp de Vaihingen. Lorsqu’il en sortira deux jours plus tard, le camp est vide et il s’échappera.
« Un grand témoin disparaît »
« Petit à petit, Pierre Ropiquet se reconstruira une vie. Du 10 au 15 octobre 1947, il sera cité comme témoin dans le procès des criminels de guerre du camp de Vaihingen, qui se déroule à Rastatt.
« Il reviendra après la guerre à Niort aux travaux publics de l’État. Il s’occupera notamment de superviser la construction des premiers HLM de la ville.
« Avec Pierre Ropiquet, disparaît un grand témoin, notre dernier témoin, un inlassable témoin doté de l’inébranlable fidélité à la mémoire de ses frères combattants et résistants. Nous lui devons beaucoup. »
Emmanuel Aubry, préfet des Deux-Sèvres, rend également hommage au « dernier déporté survivant des Deux-Sèvres, à l’engagement, au sens de l’honneur et à l’amour de la patrie de cet homme qui portait un attachement à la transmission de la mémoire auprès de jeunes ». Et de souligner que M. Ropiquet, avait, « entre 1988 et 2008, porté témoignage dans les écoles, collèges et lycées du département. Il accompagnait les enseignants dans la préparation de leurs élèves pour le concours national de la résistance et de la déportation dont il était membre du jury, présent lors de toutes les cérémonies. »
Pierre Ropiquet était né à La Mothe-Saint-Héray en 1924. Il était chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques.