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Municipales 2026 : battu au second tour, François Bayrou ne siégera pas au conseil municipal de Pau... |
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François Bayrou à Angers, le 24 juillet 2025. © Thomas Brégardis / Archives Ouest-France
François Bayrou, maire sortant de Pau, a été battu au second tour des élections municipales 2026, dimanche 22 mars. Il ne siégera pas au conseil municipal de la ville, ont indiqué des sources proches du président du MoDem et ancien Premier ministre.
François Bayrou, maire sortant battu au second tour des élections municipales à Pau, ne siégera pas au conseil municipal de la ville, a appris l’Agence France-Presse (AFP) ce jeudi 26 mars 2026, de sources proches du président du MoDem, à la veille de l’installation de la nouvelle assemblée. Sollicité, François Bayrou n’a pas donné suite.
Dimanche, l’ancien Premier ministre a été battu de 344 voix par le candidat socialiste Jérôme Marbot, dans le cadre d’une triangulaire avec le Rassemblement national, après être arrivé en tête au premier tour. François Bayrou avait été élu maire de la cité béarnaise en 2014, puis réélu en 2020.
Il avait conservé sa fonction de maire en étant à Matignon
Il avait conservé sa fonction de maire de Pau lorsqu’il avait été nommé Premier ministre en décembre 2024. Renversé à l’Assemblée nationale, il avait quitté la rue de Varenne en septembre 2025, remplacé par Sébastien Lecornu.
Dimanche soir, le président du Modem, âgé de 74 ans, avait expliqué après sa défaite que « la question, ça n’est pas le passé, c’est l’avenir ». « Notre rôle à tous c’est de penser l’avenir, avait-il ajouté. Nous sommes là pour tenir et pour rebâtir […] Ce sera la responsabilité de toute l’équipe qui y siégera et que j’aiderai de toutes mes forces. »
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Un nouveau coup dur pour François Bayrou
La défaite dans ce fief qu’il avait mis vingt-cinq ans à conquérir a constitué un nouveau coup dur pour François Bayrou, six mois après son départ de Matignon.
Pendant la campagne, ses opposants l’ont jugé « usé » par son passage à la tête du gouvernement et le scandale Bétharram. La gauche l’a notamment accusé d’avoir menti sur sa connaissance des violences physiques et sexuelles perpétrées dans cet établissement catholique situé à 25 km de Pau, où plusieurs de ses enfants ont été scolarisés.