|
Municipales 2026 à Paris : épinglée pour des propos homophobes, Rachida Dati porte plainte pour diffamation... |
1
La ministre de la Culture, Rachida Dati, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 10 février 2026. © HENRIQUE CAMPOS/Hans Lucas via AFP
Selon le « Nouvel Obs », la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris aurait propagé l’idée « d’une conspiration gay » vouée à lui barrer la route de l’hôtel de ville. Cette dernière dément et annonce qu’elle portera plainte pour diffamation.
Nouvelle passe d’armes dans la campagne des municipales à Paris. Après la publication d’un article du Nouvel Obs qui lui attribue des propos homophobes, Rachida Dati a annoncé qu’elle porterait plainte pour diffamation contre le média.
« Les propos que m’attribue Le Nouvel Obs sont mensongers et honteux. Ça va trop loin ! Que ceux qui colportent ces accusations le fassent à visage découvert, car c’est faux », a-t-elle écrit sur X mercredi 18 février 2026.
Quelques heures plus tôt, le Nouvel Obs rapportait que la ministre de la Culture se disait victime d’une « conspiration gay » dans la course à la mairie de Paris. « Le club des homosexuels veut me faire perdre », aurait-elle lâché à plusieurs interlocuteurs. Ses attaques viseraient particulièrement le candidat Horizons, Pierre-Yves Bournazel, mais aussi Gabriel Attal, le président de Renaissance, qui a refusé de lui accorder son soutien. Les deux hommes ont rendu publique leur homosexualité.
Ses adversaires condamnent des propos homophobes
Peu après la publication de cet article et avant que Rachida Dati ne démente, plusieurs autres candidats à la mairie de Paris ont dénoncé le caractère homophobe de ces propos.
« Voilà comment vous parleriez de vos concurrents à la mairie de Paris ? » a fustigé sur X, Pierre-Yves Bournazel, photo de l’article à l’appui. « De l’homophobie pure et simple de la part de la ministre de la Culture, Mme Dati. On comprend mieux pourquoi elle refusait ce matin encore de qualifier Mme Knafo d’extrême droite : elle utilise le même langage nauséabond. À vomir », a pour sa part écrit le communiste Ian Brossat rallié au député socialiste Emmanuel Grégoire dans la course à l’hôtel de ville.
Ce dernier, principal adversaire de Dati, a écrit directement au Premier ministre pour lui demander « les suites » qu’il compte donner à cette affaire. « Suggérer qu’un “club des homosexuels” agirait dans l’ombre pour nuire politiquement aux ambitions personnelles de la ministre de la Culture relève d’un imaginaire complotiste et participe à la banalisation des discours de haine », écrit-il dans un communiqué transmis à la presse.