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Moncoutant. Le Centre international nature et pêche Pescalis attire les pêcheurs comme les touristes... |
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Moncoutant-sur-Sèvre, 4 août 2021. À Pescalis, la pêche attire autant que le cadre. © Marion Henriet
En chalet ou sous une tente au bord de l’eau, les locataires éphémères du Centre international nature et pêche Pescalis dessinent leur séjour à leur image. Qu’ils soient pêcheurs ou non.
Triste temps à Pescalis. Ce mercredi 4 août, il tombe une fine bruine : peu d’enfants osent s’aventurer sur l’aire de jeu, alors que les adultes se pressent à l’intérieur du restaurant du Centre international nature et pêche de Moncoutant-sur-Sèvre. Sur le chemin en bordure du lac, les quelques courageux partis en balade ont sorti leurs vêtements d’automne. Comme Christophe et Stéphanie, dont les enfants, Axel et Lise, s’abritent sous de petits parapluies. Le couple est arrivé il y a quelques jours. Attirés dans la région par le parc du Puy-du-Fou, ils ont loué un chalet pour dix jours.
Ni l’un, ni l’autre, ne s’intéresse à la pêche. Non, s’ils ont choisi Pescalis, c’est pour son cadre. Ça a l’air calme
, apprécie Stéphanie. La famille n’a pas encore pu découvrir les activités proposées par le centre de vacances. Pour le moment, vu le temps, on a seulement profité de l’hébergement
, regrette Christophe, espérant que le temps soit plus clément pour le reste de leur séjour.
« Comme un jeu d’échec »
Un peu plus loin sur le sentier, Patrick et Florence installent leur tente sur un des emplacements réservés aux pêcheurs. Les deux quinquagénaires sont des habitués, c’est la septième année consécutive qu’ils installent leurs quartiers ici. Pendant le Covid, on est même venu deux fois
, précise Patrick, le pêcheur du couple.
Cette année, ils ont loué l’emplacement pour cinq jours. On aime bien le site, il y a de gros spécimens et ici c’est très calme
, expliquent-ils. Un peu trop calme encore sous la surface du lac visiblement, puisqu’à en croire Patrick, les pêcheurs des postes 2 et 3 n’auraient encore rien attrapé.
Quand vous arrivez, c’est rare d’avoir un poisson tout de suite. C’est souvent le soir ou le lendemain
, relativise le pêcheur. Quand je vois que ça ne mord pas, j’essaie autre chose. Vous changez de technique, c’est comme un jeu d’échec.