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La question du jour. Avez-vous prévu de partir pour les vacances d’automne ?... |
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Le temps peut être maussade en automne, mais l’envie de changer d’air plus forte. © archives Presse Océan
Frappés de plein fouet par la crise sanitaire, les professionnels du tourisme entrevoient le bout du tunnel. Ils se retrouvent à Paris pour un salon sous le signe du redémarrage.
Les professionnels du tourisme français se retrouvent pour la première fois depuis deux ans au salon IFTM Top Resa, leur grand rendez-vous qui commence ce mardi 5 octobre et fera l’état des lieux d’un secteur au redémarrage progressif, bouleversé par la pandémie de Covid-19.
Jusqu’au 8 octobre à la Porte de Versailles, sont attendus, sur présentation du pass sanitaire, quelque 34 000 professionnels – croisiéristes, agents de voyages, représentants de compagnies aériennes et d’offices du tourisme.
Après un salon exclusivement digital en 2020, ces acteurs d’un secteur très éprouvé par la crise sanitaire se réunissent avec un optimisme mesuré
, indique Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage. On entrevoit la sortie du tunnel avec la fin de la quatrième vague de l’épidémie et surtout le rétablissement de la mobilité mondiale grâce à la vaccination et au pass sanitaire
, dit-il.
Globalement, tout le monde a résisté à 18 mois de crise, grâce au soutien efficace du gouvernement
, avec à la clef le niveau de dépôts de bilan le plus faible qu’on ait jamais connu
, résume M. Mas, président d’honneur du salon. Mais parmi les entreprises aujourd’hui, les marques à forte notoriété redémarrent mieux que les autres
.
La reprise s’annonce d’une très grande disparité en fonction des secteurs d’activité : les spécialistes de l’Asie ou de l’île Maurice ne repartent pas, ceux des voyages scolaires et des déplacements d’enfants à l’étranger sont à l’arrêt
, souligne M. Mas.
Si les voyagistes et agences de voyages accusent une baisse d’activité de l’ordre de 70 à 80 %
depuis janvier, sur les réservations, ça va mieux depuis environ deux semaines
, dit Jean-François Rial, vice-président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) et président de Voyageurs du monde.
En septembre, l’activité des voyages d’affaires a fondu de moitié comparé à 2019 et certaines habitudes aujourd’hui enracinées
– télétravail, réunions à distance, réduction des déplacements pour faire des économies… – alliées au souci de l’impact carbone des voyages font penser qu’on ne retrouvera jamais les niveaux d’avant-crise
, explique M. Mas.
Si les aides versées par le fonds de solidarité ont pris fin le 30 septembre, le gouvernement a promis du sur-mesure
» pour les entreprises à l’activité encore affectée par la crise sanitaire.