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Gironde. Un ancien instituteur d’une école privée catholique suspecté de 17 viols sur des élèves... |
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Un ancien professeur de l’école privée catholique Saint-Genès à Bordeaux est suspecté d’avoir commis dix-sept viols sur des élèves entre 2008 et 2012, ce qu’il nie. Photo d’illustration. © BEATRICE LE GRAND / ARCHIVES OUEST-FRANCE
Un ancien enseignant d’un établissement privé catholique de Bordeaux est renvoyé devant la cour criminelle de la Gironde pour viols et agressions sexuelles sur des enfants. 36 victimes auraient été identifiées durant l’enquête, selon « Sud Ouest ». Âgé de 54 ans, l’homme est actuellement en détention provisoire.
Séisme au sein de l’un des établissements les plus réputés de Bordeaux (Gironde). Un ancien instituteur de CM1, qui exerçait dans l’établissement privé catholique Saint-Genès, est renvoyé devant la cour criminelle de la Gironde pour dix-sept viols, rapporte Sud Ouest  mercredi 7 janvier 2026.
« Une pulsion »
L’affaire a émergé fin 2023 après un voyage scolaire. Des élèves avaient alerté une encadrante, affirmant avoir surpris leur professeur en train de les filmer sous la douche. La direction de l’établissement avait immédiatement saisi les autorités. L’enseignant avait été placé en garde à vue dès le lendemain.
La saisie de son matériel informatique a permis de découvrir des photographies explicites d’élèves, ainsi que des éléments relatifs à des agressions sexuelles impliquant des enfants endormis. Des faits reconnus par l’enseignant, qui a évoqué « une pulsion, de la curiosité malsaine ».
Des viols pendant un « jeu du goût »
Il nie toutefois les faits de viols dénoncés par dix-sept jeunes femmes. Ces dernières affirment que les agressions se seraient produites entre 2008 et 2012 dans leur classe. Elles l’accusent d’avoir introduit son sexe dans leur bouche lors d’un « jeu du goût », au cours duquel il leur faisait goûter des aliments alors qu’elles avaient les yeux bandés. L’une des plaignantes a expliqué à Sud Ouest avoir déposé plainte après la révélation de l’affaire en 2023 : « Tout est remonté à la surface. »
L’enquête a permis d’identifier 36 victimes présumées. Placé en détention provisoire, l’homme de 54 ans encourt vingt ans de prison.
Pour en savoir plus : lire l’article de Sud Ouest