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À Bordeaux, un ex-enseignant de l’école catholique Saint-Genès mis en examen pour viols... |
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L’école privée catholique Saint-Genès, à Bordeaux (Gironde), ici le 27 juin 2023. © PHILIPPE LOPEZ / Archives AFP
Déjà poursuivi pour « voyeurisme » et « agressions sexuelles », un ex-enseignant de l’école catholique Saint-Genès à Bordeaux (Gironde) est désormais mis en examen pour viols. Une vingtaine de victimes serait à déplorer.
L’affaire impliquant un ex-instituteur de l’école catholique Saint-Genès, à Bordeaux (Gironde), continue de prendre de l’ampleur. Déjà mis en examen pour « voyeurisme » et « agressions sexuelles », l’ex-enseignant est désormais mis en examen pour viols, selon nos confrères de Sud Ouest. L’information a été confirmée par le parquet de Bordeaux le lundi 14 avril 2025. Une vingtaine de victimes seraient à déplorer.
Cette affaire, dont l’envergure ne cesse de croître, a éclaté en juin 2023, lorsque des élèves de CM2 de l’école ont dénoncé l’enseignant de 52 ans, l’accusant de les avoir filmés sous les douches lors d’une classe découverte dans le bassin d’Arcachon. Le lendemain, le chef d’établissement avait signalé ces agissements au parquet de Bordeaux. Placé en garde à vue, le quinquagénaire, en poste depuis 2008, avait reconnu les faits.
De nombreux témoignages accablants
Le suspect avait été mis en examen puis placé en détention provisoire pour « agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans », « voyeurisme sur mineur » et « détention d’images pédopornographiques » après la perquisition de son domicile. Des photos et vidéos avaient été retrouvées sur son ordinateur, dont des captures d’écran le montrant en train de procéder à des attouchements.
Depuis sa première mise en examen, les témoignages accablants se sont accumulés. Selon nos confrères de Sud Ouest, les victimes auraient notamment évoqué un « jeu du goût » lancé par l’ex-enseignant. Selon les témoignages, toujours révélés par nos confrères, certains élèves se retrouvaient parfois les yeux bandés. L’homme aurait profité de la vulnérabilité de ses élèves pour leur présenter ses parties intimes.
Une affaire dans l’affaire
Un autre drame est à déplorer dans cette affaire : la mort du directeur de l’établissement. Quelques jours après la mise en examen de l’instituteur en juin 2023, il avait été percuté par un train. La thèse du suicide était rapidement apparue, après la découverte d’une lettre qui évoquait « sa responsabilité », son « mal-être » et son manque de vigilance face à de telles révélations.