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« La crainte empêche d’avancer » : pendant deux mois, ce Breton de 89 ans a arpenté seul, à pied, les sentiers d’Italie... |
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Une fois de plus, Hubert Le Moisan 89 ans a cédé à l’envie de revisiter l’Italie. Il a récemment achevé son quinzième périple où il a marché pendant deux mois. © Archives Ouest-France
Une fois de plus Hubert Le Moisan, habitant d’Auray (Morbihan) âgé de 89 ans, a cédé à l’envie de revisiter des villes et des sites en Italie. Fin 2025, il est parti marcher pendant deux mois.
À 89 ans, Hubert Le Moisan, habitant d’Auray (Morbihan), est reparti randonner du côté de l’Italie, pendant deux mois, de fin septembre à fin novembre 2025. Natif du Bono, fils, petit-fils de marins et ensuite patron pêcheur, il a découvert la marche à pied en 1999  lors d’un reportage à la télé sur le pèlerinage sur de Compostelle. C’est là que j’ai commencé, j’ai fait le pèlerinage trois fois »,
dix ans après être parti à la retraite. Aujourd’hui, l’octogénaire totalise des milliers de kilomètres de marche en solitaire.
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Revoir les merveilles d’Italie
Son nouveau périple a conduit le randonneur en Italie du nord, avec pour seul bagage un sac sur le dos.  Lors de précédents voyages, j’avais découvert plusieurs villes et sites magnifiques en Italie. Ce voyage m’a permis de les redécouvrir et de m’imprégner de ce que j’avais ressenti si fortement dans ces lieux merveilleux. J’ai visité Bologne et Parme pour la première fois.Â
Parti de Nantes (Loire-Atlantique) par avion, ce quinzième voyage a commencé à Bergame, non loin de Milan, où il y a passé deux jours.  Je marchais entre 15 et 20 kilomètres par jour, allant d’une ville à une autre le plus souvent en train, mais aussi en bateau. Je prenais mes repas dans des petits restaurants, le soir, je faisais plus simple.Â
Une trentaine de villes visitées
Pour l’ancien patron pêcheur, ayant tant bourlingué en mer du Nord et en mer d’Irlande, la vie a réservé une surprise. Quel changement de décor radical que de cheminer une fois dans une trentaine de villes d’Italie. Il a revisité entre autres, Venise, Rome, visitant le palais du Vatican. Il a aussi assisté à une messe pontificale. Il s’est émerveillé en revisitant Cinq Terre, la fontaine de Trevi, de même que Florence, Gênes, Assises, etc.
Le voyage n’est pas exempt d’aléas.  Par inadvertance, à Pise, j’ai perdu, plusieurs documents et 200 €, c’est la vie, se souvient-il. Je ne me pose pas la question de ce qui peut arriver. J’ai été marin. La pêche en mer est beaucoup plus risquée que tous mes voyages, où je n’ai jamais ressenti la peur. J’aime marcher seul. Je ne suis pas quelqu’un d’inquiet. La crainte empêche d’avancer.Â