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« L’ultime héritier » avec Glen Powell, classique mais efficace... |
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Glen Powell dans "L’ultime héritier" © Studio Canal
Le film de John Patton Ford est un jeu de massacre assumé où le descendant d’une famille richissime décide de venger sa mère spoliée et reniée par son père. En salles ce mercredi 25 mars.
Après le très énervé « Running man » où il courait après la vie dans un jeu télévisé hyperviolent, Glen Powell revient sur les écrans dans un rôle plus calme mais où il est tout aussi déterminé à se venger.
Alors qu’il est dans le couloir de la mort, à quatre jours de son exécution, Becket Redfellow (Glen Powell) raconte avec un détachement étonnant les raisons qui l’ont conduit à la condamnation à mort. Au prêtre venu le confesser, il déroule le fil de sa vie et son étonnante entreprise criminelle de vengeance.
Parce qu’elle s’est retrouvée enceinte d’un jeune garçon qui n’était pas de son milieu, sa mère a été reniée par un père (Ed Harris) obsédé par l’image de sa richissime famille. Sur son lit de mort, elle fait jurer à son fils de récupérer la fortune qui lui revient légitimement.
Problème : sur la liste des héritiers, sept personnes arrivent avant lui sur l’arbre généalogique. Qu’à cela ne tienne, il va scier les branches. Pour récupérer le pactole, Becket Redfellow veut les éliminer un par un. Voilà le pitch. Traité avec une forme d’humour décalé et une amoralité totalement assumée, le film navigue entre thriller et comédie. Il offre aux spectateurs un spectacle assez calibré mais plutôt plaisant avec une Margaret Qualley très à l’aise dans un rôle de femme vénale.
Pour les plus âgés, (enfin les quinquas) le pitch du film rappellera un épisode de la cultissime série Amicalement vôtre avec Roger Moore et Tony Curtis. Dans « Regrets éternels » les membres de la famille de Lord Brett Sinclair disparaissent tous mystérieusement les uns après les autres. Une vieille recette qui depuis Agatha Christie fonctionne toujours.