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Rugby - Nationale 2. Au Niort RC, le Bourguignon Anthony Lavaux est venu « franchir un cap »... |
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Le Bourguignon Anthony Lavaux a rejoint le Niort RC à l’intersaison 2024. © CO - Marie DELAGE
À 24 ans, Anthony Lavaux a décidé de sortir de sa zone en confort en rejoignant l’ambitieux projet niortais. La saison dernière, le trois-quarts centre a pourtant éliminé le NRC des phases finales avec son équipe d’alors, Mâcon.
Après avoir effectué ses classes à Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or) jusqu’à ses 16 ans, puis avoir découvert le haut niveau au Stade français Paris en Espoirs (un an) et Nevers (deux ans), Anthony Lavaux a joué un mauvais tour au Niort RC le 28 avril 2024, avec Mâcon, son club d’alors. Avoir éliminé Johann Authier et ses joueurs en quart de finale de Nationale 2 (8-6) n’a toutefois pas empêché le centre de 24 ans de rejoindre les Niortais, avec qui il a déjà pris ses marques.
Pourquoi avoir choisi le Niort RCÂ ?
Anthony Lavaux : « Je suis beaucoup resté dans ma Bourgogne, et venir à Niort, dans un club assez ambitieux, était l’opportunité pour moi d’avoir un gros objectif à la fin de l’année, mais aussi sur le long terme. Je cherchais depuis quelques années à franchir un cap. »
Comment votre recrutement s’est-il fait ?
« C’est assez atypique. On a rencontré Niort la saison dernière en phase finale (victoire de Mâcon 8-6, NDLR), et j’avais déjà eu les entraîneurs au téléphone quelques semaines avant le match. On était en contact, mais encore très discret. Quand la saison s’est arrêtée après notre défaite en demi-finale, ça a commencé à s’accélérer. Et dans les semaines qui ont suivi, la signature s’est faite. »
On imagine que vous avez pu quelque peu chambrer vos nouveaux coéquipiers ?
« (Il rit.) Non, ça va ! Pendant la prépa, il y a eu quelques séances de boxe où ça s’est un peu… Mais c’est resté très enfantin. »
Comment vous sentez-vous depuis votre arrivée ?
« Ici, j’ai dû m’adapter, parce qu’à Mâcon, on n’était pas dans ce format professionnel comme à Niort. C’est surtout ça qui a nécessité un temps d’adaptation, mais comme je suis jeune, ça va. En plus, j’ai quand même l’expérience de mes anciens clubs où on évoluait dans cette filière professionnelle. Il a fallu se réadapter à la charge d’entraînement, et surtout à l’exigence. »
Justement, vous êtes-vous déjà adapté à l’exigence de l’entraîneur Johann Authier ?
« Quand on a un manager qui est tourné vers les trois-quarts, ça nous facilite la tâche. Ça nous permet de nous montrer et de se faire plaisir sur le terrain. Derrière, on a un groupe assez jeune, on s’entend tous bien, donc on joue assez facilement ensemble. »
La spirale de bons résultats a facilité cette intégration ?
« Bien sûr, mais les attentes sont là . Les objectifs étaient clairs dès le début de saison et le staff nous a mis au courant. Maintenant, on donne le meilleur de nous-mêmes chaque week-end et on prend chaque match après l’autre, sans se mettre la tête à l’envers. On s’accroche pour récupérer tout ce qu’on peut. Même à Mauléon, où on a concédé une défaite, on a quand même ramené un point. Et ça peut faire la différence à la fin. »
Qu’est-ce qui explique l’efficacité offensive de l’équipe à domicile, avec plus de 30 points marqués à chaque fois ?
« Déjà , quand on voit le monde dans les tribunes, ça nous apporte quelque chose. Les supporters nous connaissent, sont avec nous, et on le sait. Il y a une ferveur autour de l’équipe qui nous pousse à être meilleurs. Mais même à l’extérieur, comme à Salles le week-end dernier, il y avait des gens pour nous soutenir. C’est le petit plus qui nous donne envie de jouer et de marquer des essais. »
NIORT - MARMANDE
Ce dimanche 10 novembre 2024 Ã 15 h 15.