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«Police Flash 80» avec François Damiens, du pastiche pas chiche en franche rigolade... |
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François Damiens dans Police Flash 80 © Pathé
Voilà une comédie qui sent bon les années 1980 et le cinéma de flics virils qui allait avec. «Police Flash 80» est un film drôle, déjanté avec un excellent François Damiens. En salles ce mercredi 18 mars.
Dans les années 1980, le cinéma français aimait bien les flics virils aux méthodes douteuses mais efficaces. Jean-Paul Belmondo distribuait les bourre-pifs avec un flingue enfoncé dans le pantalon dans « Le Marginal », Alain Delon n’aimait pas qu’on réveille un flic qui dort et même Johnny s’appelait Lansky dans une série télé sur un policier très rock. Autour d’eux, de jolies filles servaient de faire valoir...
Ajoutez à ça des répliques coup de poing, des couleurs flashy et un peu de synthétiseur et c’est toute une époque qui remonte à la surface. Vous la regrettez ? Allez voir « Police Flash 80 » de Jean-Baptiste Saurel. Une comédie potache et pastiche qui fleure bon la nostalgie mais qui pose aussi un regard assez malin sur les évolutions actuelles de notre société. Et notamment la place des femmes...
«Le chef du poulailler»
Nous voilà transporté en 1984. Yvon Kastendeuch (excellent François Damiens), flic à l’ancienne et fan de Michel Sardou doit encaisser la disparition violente de son collègue Johnny Lansky (tiens donc). Il se retrouve propulsé malgré lui à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit désormais faire équipe avec Guilaine (Audrey Lamy qui ne s’épargne pas), maman surmenée et véritable cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue.
Kastendeuch en fait des tonnes sur le mode « C’est moi le chef du poulailler » (le machisme avait encore de beaux jours devant lui), mais finalement, à la façon d’un OSS 117, sa bêtise finit presque par le rendre sympathique. En réalité, c’est Guilaine qui fait le job tout en se faisant piquer le mérite par les mâles du commissariat.
Evidemment certains gags n’échappent pas à la lourdeur mais l’ensemble est portée par une dynamique légère propice à se dérider les zygomatiques.