Accueil Sport JO 2026. Qui est Ghali, ce rappeur italien qui a crée la polémique avant la cérémonie d’ouverture ?

JO 2026. Qui est Ghali, ce rappeur italien qui a crée la polémique avant la cérémonie d’ouverture ?

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La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques accueille de nombreux artistes mondialement reconnus de Mariah Carey à Andrea Bocelli. Parmi les autres interprètes invités à se produire sur la scène de San Siro, figure Ghali, un rappeur transalpin connu pour ses positions sur le conflit israélo-palestinien. Sa présence lors de la grand-messe de l’olympisme fait réagir en Italie.

Mariah Carey, Andrea Bocelli, Laura Pausini… Le casting de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Milan Cortina 2026, prévue ce vendredi 6 février est prestigieux. Mais parmi les artistes invités à se produire à San Siro, certains sont moins connus en France. C’est notamment le cas du rappeur transalpin Ghali, qui crée la polémique dans la botte, ces dernières heures.

Le chanteur de 32 ans, fervent soutien de la cause gazaoui, est dans le viseur du ministre des sports italiens Andreas Abodi. « Je n’ai aucune gêne à ne pas partager les idées et les messages de Ghali, mais je crois qu’un pays doit pouvoir supporter l’impact d’un artiste qui a exprimé une pensée que nous ne partageons pas, et qui ne sera pas exprimée sur cette scène », a déclaré ce dernier.

Une sortie polémique lors du festival de Sanremo en 2024

L’interprète de « Cara Italia » ou « I Love you » est mis en cause pour son soutien à la population palestinienne, lui qui avait estimé lors du festival de Sanremo en 2024 que l’armée israélienne commettait un génocide dans la bande de Gaza. De quoi provoquer l’ire de l’ambassadeur israélien en Italie et les critiques d’une partie de l’extrême droite transalpine.

Il est également dans le viseur pour les propos tenus dans sa chanson « Vossi Box » en featuring avec Stormzy. Dans ce morceau, il s’en prend au vice premier ministre italien Matteo Salvini en affirmant : « Salvini dit que ceux qui sont arrivés par radeau ne peuvent pas rester. »

« Ma musique raconte mon histoire »

« Je suis un artiste, et m’engager en politique n’est pas forcément mon rôle. Ma musique raconte mon histoire, et le rap, qui a commencé comme un commentaire social et qui a toujours été mon gagne-pain, était le meilleur moyen de satisfaire mon besoin de m’opposer à ceux qui instrumentalisent la peur pour se créer un ennemi », précisait alors le chanteur auprès du média italien Republica. Des polémiques à répétition qui ont crispé une partie de l’extrême droite italienne.

Peu après les propos d’Andreas Abodi, le rappeur d’origine tunisienne a répondu sur ses réseaux sociaux dans un poème. « Je sais pourquoi ils veulent quelqu’un comme moi. Je sais aussi pourquoi ils ne voudraient pas de moi. Je sais pourquoi ils m’ont invité. Je sais aussi pourquoi je n’ai plus pu chanter l’hymne national italien », a publié Ghali.

La « voix de l’Italie multiculturelle »

Le chanteur précise : « Je sais pourquoi on m’a proposé de réciter un poème sur la paix, poursuit-il. Je sais qu’il pouvait contenir plus d’une langue. Je sais qu’une langue, l’arabe, était finalement de trop. Je sais qu’une de mes pensées ne peut être exprimée. Je sais aussi que mon silence fait du bruit. Je sais que tout cela n’est qu’un grand théâtre. »

Prix Lunezia Rap en 2017, des collaborations avec Ed Sheeran ou Travis Scott, des milliers de disques vendus et des millions de vues sur Youtube… Ghali fait aussi parler de lui dans le monde musical. Des auteurs comme Roberto Saviano ou Vanni Santoni le qualifiant même de « bénédiction » ou de « voix de l’Italie multiculturelle ».

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À quelques heures de se produire au San Siro ou sa performance sera scrutée de près, Ghali a reçu le soutien du parti de gauche le Mouvement 5 étoiles qui estime que le rappeur est victime d’une « censure préventive honteuse » de la part du pouvoir. « Il ne s’agit pas de partager ou non les idées de Ghali ; c’est un problème bien plus grave : un gouvernement qui prétend prédéterminer ce qui peut et ne peut pas être dit. Derrière les propos d’Andrea Abodi se cache une peur de la liberté d’expression. Qui représente-t-il lorsqu’il s’exprime ainsi ? », ajoute le M5S.

 
Ouest-France  

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