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F1. « Je ne parle pas tant qu’il n’est pas parti » : Max Verstappen exclut un journaliste de sa conférence de presse... |
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Furieux, Max Verstappen a demandé qu’un journaliste quitte la conférence de presse, jeudi 26 mars. © SEBASTIEN NOGIER / EPA/MAXPPP
Le quadruple champion du monde de Formule 1 Max Verstappen, dont le début de saison est difficile, a dit jeudi 26 mars, qu’il ne croyait plus en la victoire en 2026 et a exclu un journaliste britannique pour une question qui ne lui avait pas plu l’an dernier.
Le Néerlandais, qui avait failli décrocher en 2025 un cinquième titre mondial consécutif au volant de sa Red Bull, peste depuis les deux premiers Grands Prix de l’année, en Australie (Melbourne) et en Chine (Shanghai), contre le nouveau règlement qui impose un moteur moitié thermique, moitié électrique, obligeant les pilotes à gérer la puissance délivrée par la batterie.
Les monoplaces, dont le châssis et l’aérodynamique ont aussi été repensés, disposent d’un mode « dépassement » et d’un bouton « boost » pour avoir un regain d’énergie électrique et doubler un concurrent suivi de près.
Furieux pour une question qui remonte… à 2025
Mais des pilotes, emmenés par Verstappen, critiquent le fait qu’une fois la batterie vidée de toute sa puissance et avant qu’elle ne se recharge, ils risquent de se faire redépasser par un concurrent qui aura mieux calculé l’énergie électrique à disposition.
Pour apporter des « ajustements », la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a annoncé jeudi que les pilotes pourraient économiser moins d’énergie électrique, et donc ne pas avoir besoin de recharger autant, lors des qualifications samedi du Grand Prix du Japon à Suzuka.
Verstappen, qui a comparé plusieurs fois la F1 millésime 2026 au jeu vidéo « Mario Kart » et à de la « Formule E (électrique) sous stéroïdes », a estimé que cela « aiderait un tout petit peu mais (que) les fondamentaux resteraient les mêmes ».
« De toute façon, il n’y a pas grand-chose que l’on puisse faire. Je compte sur de plus grands changements l’an prochain », a dit, fataliste, le Néerlandais couronné à quatre reprises avec Red Bull (2021-2024), mais supplanté cette année par Mercedes et Ferrari.
Visiblement tendu en arrivant devant la presse à Suzuka, le pilote de 28 ans a désigné un journaliste britannique du Guardian en lançant : « Je ne parle pas tant qu’il n’est pas parti ».
L’intéressé a alors demandé si cette volonté était liée à une question posée lors de la saison 2025.
Verstappen a répondu « oui » et a sommé le reporter de « sortir ».
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Ce dernier a ensuite expliqué qu’il avait interrogé Verstappen en décembre dernier sur le fait d’avoir manqué de deux points seulement un cinquième titre, après une pénalité infligée au Grand Prix d’Espagne pour avoir percuté la Mercedes du Britannique George Russell.