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COMMENTAIRE. En L1 et en L2, des incidents qui ternissent encore un peu plus l’image du football... |
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Les incidents à Ajaccio entre supporteurs marseillais et corses sont venus ternir un peu plus l’image des tribunes dans le football. © Photo : Pascal Pochard-Casbiance / AFP
Ce dernier week-end de football en Ligue 1 et en Ligue 2 est venu ternir encore un peu plus l’image des tribunes, après les incidents survenus à Bordeaux et à Ajaccio. Le problème de la violence dans le football est toujours présent.
La saison 2021-2022 avait déjà été éprouvante. Marqué par de (trop) nombreux incidents dans les tribunes, cet exercice semblait presque passé aux oubliettes en comparaison de l’année écoulée, en 2022-2023. Mais ce dernier week-end de football, que ce soit en Ligue 1 ou en Ligue 2, est venu rappeler qu’un problème continuait de couver dans les stades.
À Ajaccio, avant un match sans enjeu sportif, la situation entre supporters marseillais et corses a complètement dérapé. De violents affrontements avant le match, une agression d’un enfant de 8 ans et de sa famille pendant et celle d’un journaliste après… Le bilan est lourd pour un match qui devait rester de l’ordre de l’anecdotique. Des cris de singes ont également été entendus.
Ces comportements font écho à ceux observés de l’autre côté des Alpes ou des Pyrénées cette saison. En Espagne, le joueur brésilien Vinicius Jr a été ciblé tout au long de la saison par des injures racistes. En Italie, c’est le Belge Romelu Lukaku qui a été pris pour cible. Et par deux fois, les instances dirigeantes se sont confondues dans le ridicule en sanctionnant dans un premier temps les victimes, avant de rétropédaler.
Ce week-end, la Ligue 2 n’a pas été en reste, du côté de Bordeaux, lors de l’agression d’un joueur de Rodez sur la pelouse du Matmut Atlantique. Son « crime » ? Avoir marqué un but, qui condamnait les espoirs de montée des Girondins. Deux évènements qui, ajouté à celui survenu fin avril à Lyon, où un supporter de l’OM a subi une agression raciste, rappellent que le problème de la violence dans les stades – ou autour, est loin, très loin d’être réglé en France… et en Europe.