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Boxe, patinage, basket-ball, tribunal… Les 10 films, séries TV ou documentaires sur le sport à voir pendant les fêtes... |
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Friday Night Lights fait partie des séries les mieux écrites sur le sport et sa place. © NBC
Les fêtes de fin d’année sont le moment propice pour rattraper ou regarder à nouveau des œuvres autour du sport. Séries sur les plateformes de streaming, films rediffusés, documentaires en libre accès à louer, les supports ne manquent pas. Et que ce soit du basket-ball, du football ou de la boxe, avec de la tactique, de l’héroïsme, du réel ou de la fiction, il y en a pour tous les goûts.
Qui dit vacances d’hiver dit du temps pour se refaire des classiques ou découvrir des œuvres autour du sport. Documentaires, séries ou films, Ouest-France vous propose dix titres à dévorer pendant les longues soirées d’hiver. Certains en famille, d’autres un peu moins, de Michael Jordan à Tonya Harding, du portrait de l’Amérique à la moiteur de Kinshasa, voici dix films, séries ou documentaires à regarder pendant les fêtes de fin d’année.
Friday Night Lights, pour le portrait de l’Amérique
C’est une série diffusée entre 2006 et 2010 et passée sous les radars. Mais qui fait partie des mieux écrites et réalisées sur le sport. Friday Night Lights dresse le portrait fidèle et brut d’une Amérique rurale, se focalisant sur la fin de l’adolescence où le football américain sert de ciment aux amitiés, aux amours et aux générations. Autour des Panthers de Dillon, au Texas, se jouent des destins individuels et la vie de la communauté, tiraillée entre ses racines et ses envies d’ailleurs.
Au casting, outre certaines têtes déjà connues (Kyle Chandler, déjà vu dans Demain à la Une ou King Kong, l’actrice Connie Britton, dans Americain Horror Story ou plus tard dans The White Lotus), c’est aussi l’occasion de voir le premier vrai rôle de Jesse Plemons, la nouvelle coqueluche du cinéma américain (The Master, The Power of the Dog, Civil War, Kinds of Kindness).
5 saisons, En DVD ou à louer sur Apple Tv ou Amazon Prime
The Last Dance, pour la nostalgie des 90’s
Mini-série plébiscitée à sa sortie, The Last Dance raconte la dernière année des Chicago Bulls de Michael Jordan. À grand renfort d’images d’archives mêlées à des entretiens actuels des différents protagonistes, de Michael Jordan à Dennis Rodman, ce qui s’apparente à un documentaire nous plonge dans la folie Jordan des années 1990.
Une œuvre qui permet de plonger un peu plus dans l’intimité du vestiaire d’une des plus grandes équipes de l’histoire du sport, et de mieux comprendre la psyché d’une des idoles de pas mal d’amoureux de la balle orange.
1Â saison, disponible sur Netflix
5 septembre, pour l’Histoire
Ce film, sorti en février 2025, replonge le spectateur dans l’un des événements les plus tragiques du sport : la prise d’otages d’athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich, en 1972. Un long-métrage tendu, où s’entremêlent enjeux médiatiques, moralité et sport avec un parti pris rare, puisque le film est raconté à travers le prisme de l’équipe de télévision qui couvre l’événement.
1 h 35, disponible sur Canal + ou à louer sur différentes plateformes.
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When we were Kings, pour l’aura d’Ali
Un documentaire électrisant, qui envoie dans les années 1970 aussi vite qu’un uppercut. When we were Kings, c’est un voyage à Kinshasa, où doit avoir lieu un combat de légende, resté dans la postérité, entre Mohammed Ali et George Foreman. « Rumble in the Jungle ». Ali, figure des droits civiques, champion du monde dont le plus gros de la carrière est derrière lui, affronte l’impétueux Foreman, plus jeune, plus fougueux.
Plus qu’un combat, c’est un bout d’Amérique qui se déplace au cœur de l’Afrique, avec un concert hallucinant et des personnages dont l’aura irradie. Quant à la bande-son, c’est une merveille du genre, pour un documentaire qui a remporté l’oscar en 1997.
1 h 30, disponible sur Amazon Prime ou en achat DVD
Let me run, pour l’authenticité
Le documentaire, sorti en novembre dernier sur Canal+, déroule quatre histoires, quatre portraits de femmes. Il y a Ernestine Shepherd, bodybuildeuse américaine de 86 ans ; Khadija Sambe, surfeuse sénégalaise dans un pays où ce sport est marginal ; Laurence Fischer, ex-championne du monde de karaté et militante pour les femmes victimes de violence et Hiyori Kon, sumotori japonaise. Autant de récits saisissants, par la nature du discours et l’absence d’artifices.
1 h 30, disponible sur Canal +
Hoop Dreams, pour le récit du réel
C’est peut-être l’un des meilleurs documentaires sur le basket-ball et le désir d’évasion. Hoop Dreams, sorti en 1994, n’a (presque) pas pris une ride. Il raconte le parcours de deux gamins de Chicago, qui s’entraînent jour et nuit pour aller à l’université et se tracer une voie dans l’univers du basket-ball. Une œuvre qui prend son temps, raconte les petits gestes et les à -côtés, la vie telle qu’elle est, qui prend le métro, qui dévoile à quoi on rêve quand la lumière s’éteint, à quoi on pense quand on va s’entraîner et que le monde dort encore.
2 h 45, disponible sur les plateformes de Streaming ou en location
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Moneyball, pour la science
C’est l’une des petites révolutions du sport décortiquée dans un film avec Brad Pitt. Moneyball, sortie en 2011, narre comment le manque de moyens d’une équipe de base-ball a mené à un changement complet de paradigme dans l’univers du sport, notamment américain. Oakland, équipe sans le sou et en difficulté pour rivaliser avec les meilleures, s’appuie sur des statistiques non exploitées sur des joueurs méconnus pour construire une équipe différente mais forte, avec des qualités propres et identifiées. C’est drôle et malin, avec Aaron Sorkin au scénario et Philip Seymour Hoffman dans un second rôle.
2 h 10, disponible sur Netflix et en location sur d’autres plateformes
Ted Lasso, pour les vannes
C’est l’une des séries les plus drôles faites sur le sport. Sortie en 2020, elle raconte l’arrivée de Ted Lasso, entraîneur américain, biberonné au sport US, dans un club de « soccer » de Premier League, en Angleterre.
Entre blagues sur le décalage culturel, personnages hauts en couleur et coups tactiques, la série se laisse dévorer et son avalanche de bons sentiments a même quelque chose de touchant.
O.JÂ : Made in America, pour la chronique judiciaire
À travers le portrait d’O.J Simpson, les réalisateurs racontent avec brio la faculté de l’Amérique à créer ses icônes et ses cauchemars.
Star du football américain, O.J Simpson était devenu le gendre idéal des Américains. Jusqu’à ce qu’il commette un féminicide et que son procès, « le procès du siècle », devienne le plus grand spectacle du pays. Si ce documentaire n’est pas adapté aux enfants ou à tous les regards, il a le mérite de détricoter l’une des affaires judiciaires les plus célèbres du sport. Tout en mêlant l’histoire des États-Unis au destin d’O.J Simpson, finalement condamné, cette chronique marque durablement.
O.J : Made in America, 5 épisodes, 8 h, disponible sur Arte
Moi, Tonya, pour le thriller d’hiver
Sorti en 2017, le film, inspiré d’une histoire vraie, détaille comment deux patineuses en concurrence, Nancy Kerrigan et Tonya Harding, ont largement dépassé les limites avant des Jeux olympiques d’hiver.
Réalisé sous la forme d’un faux documentaire, ce thriller (déconseillé aux moins de 12 ans) rappelle cette histoire, qui avait ébranlé le monde du sport et nécessité des interventions du FBI. Mentions aux premiers rôles, joués par Margot Robbie et Allison Janney.
1 h 55, disponible sur Amazon Prime et Canal+