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Athlétisme - Décryptage. L’alimentation, une part importante de la réussite des athlètes... |
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Niort, stade René-Gaillard, le 5 juin. Le Niortais Samuel Daviaud, ici à l’atterrissage d’un saut en longueur. © CO – Christophe Bernard
La performance passe en grande partie par l’entraînement et la récupération, mais les athlètes se doivent de ne pas négliger le facteur nutrition.
Samuel Daviaud n’éprouve pas de difficulté à opter pour une nutrition adaptée au sport. Mon alimentation reste la même tout au long de l’année. Je mange de tout. Ça varie juste un peu l’hiver, où je mange plus de chaud, ou en quantité un peu plus importante, et à l’inverse l’été plutôt des salades ou du froid
, détaille l’athlète du Stade niortais. Urbanie Morisset (CA Parthenay) concède faire attention surtout en vue des compétitions importantes
. La spécialiste du triple saut ne suit aucun régime strict
, avec la volonté de ne pas tomber dans l’obsession et la frustration de ne pas pouvoir manger ce [qu’elle veut].
« Il faut manger de tout »
Car la Parthenaisienne ne s’en cache pas. J’adore manger, j’ai plein d’aliments préférés, à commencer par les pâtes.
Mais la jeune femme apprécie aussi les légumes et tout ce qui est très sucré. Même si je sais que ce n’est pas toujours très sain, j’ai du mal à me limiter. Et puis, je ne mange pas beaucoup de viande, sans pour autant être végétarienne.
Samuel Daviaud avoue un petit faible pour le poulet. C’est une des viandes que je mange le plus. J’adore les tomates. Par contre, je ne mange jamais de salade verte.
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Modifient-ils leurs habitudes en période de compétition ? Je fais plus attention aux excès. Et je mange toujours la même chose avant une compétition : du poulet et des pâtes
, reprend le sprinteur-sauteur niortais. J’essaie de limiter ce qui peut être mauvais : sucre, gras et sel. Et je privilégie les féculents la veille des compétitions pour avoir l’énergie nécessaire
, indique l’athlète du CAP.
Il existe tout de même une période un peu à part. Pendant la pause estivale, je profite un peu plus des repas ou des apéros avec des chips, du saucisson… Je n’en mange quasiment jamais le reste de l’année et dans ces moments-là, je me lâche un peu plus sur l’alimentation
, reconnaît Samuel Daviaud.
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L’alimentation est un des facteurs de performance, avec l’entraînement et la récupération/sommeil
, poursuit le Niortais, mais l’un ne va pas sans l’autre. Mal s’alimenter n’apportera pas l’énergie nécessaire pour s’entraîner ou les bons apports pour récupérer. Il faut manger de tout et une bonne alimentation se construit sur la durée.
Urbanie Morisset approuve et précise. Il m’est arrivé de rencontrer des difficultés à l’entraînement parce que je n’avais pas pris de petit-déjeuner. Manger est quelque chose de très important pour le sport, et même en général, puisque cela nous procure l’énergie nécessaire pour tout ce que l’on veut faire.
Et cela nécessite une vraie discipline.